1202Le te,tic JenghizKhan.
C ênérofîlib recon-noijjancede Temu-jin.
290 HISTOIRE DE L’EMPÍRE DES MOGOLS.Lrv. IV. Chai*. I.
A.D.J.C. qui étoit assemblée à Mankeruìe, que chacun mettroit en campagne autant”02. d’hommes que fa Tribu en pourroit fournir , & qu’on feroit la guerre avecrhiz toutc la v 'S ueur possible. lis déclarèrent ensuite Temujin Général de tou-l& te f armée, en lui présentant le Topûz ou Bâton de commandement, maisil ne voulut l’accepter qu'à condition qu’on obéirait uniquement à ses or-dres , & qu’il aurait le pouvoir de faire châtier ceux qui ne feraient pa$leur devoir. On lui accorda tout ce qu’ii demandoit, .& chacun s’en re-tourna dans son Pays pour mettre fes troupes en état d’entrer en campagne.
Temujin , pour attacher fes amis plus fortement a fes intérêts, combhide biens tous ceux qui avoient quitté Vang Khan pour le suivre; il choisitmême parmi eux fes Officiers Généraux, il. récompensa fur-tout d’unefaçon extraordinaire les deux Esclaves qui l’avoient averti des desseinsdu Khan contre lui; car outre les préfens considérables qu’il leur fit, il lesdéclara Terkans (*), assigna un fonds pour leur subsistance, & rég'a queces privilèges passeraient à leurs defcendans jusqu’a la septième, & selonquelques Auteurs jusqu’à la neuvieme génération. Ces marques de recon-noissance produisirent un effet très-avantageux.
11 réforme Dès que toutes les troupes des Confédérés furent assemblées, contre lala tìifd- cou tume des Mogols, qui attaquoient leurs ennemis en foule, il divisapline. l’armée en deux ailes, forma un centre & fit de fes troupes particulièresun corps de réserve. II marcha ensuite vers les frontières du Grand-Khan,dont il apprit que l’armée étoit déja en mouvement;mais comme elleavoitplus de bagages que celle des Mogols, elle marchoit plus lentement, &n’arriva dans la plaine de Tangut, dans le Pays des Kéraïces, qu’aprèsTemujin , qui l’y attendoit (a).
Pour éviter la confusion qui naît naturellement de Relations discordan-tes, & pour laisser au Lecteur la liberté du choix, nous avons donné sépa-rément celle des différens Historiens, comme nous avons toujours fait enpareil cas ; nous n’y ajouterons d’autre remarque que celle-ci, c’est que niylbulghazi Khan ni De la Croix ne parlent du fameux serment que Temujin& ses Alliés firent auprès de la riviere Tanchuni , rapporté par les Histo-riens Chinois, auxquels nous revenons.
Il combat Temujin s’étant mis en marche pour chercher l’ennemi, les deux arméesu% Kéraï- f e trouvèrent en présence entre les rivières de Tu la & de Kerlon ou Ke-tes »í? íeS rulon ; & quoique celle de Vang Khan fût beaucoup plus nombreuse,itjait. Temujin remporta après un combat sanglant une victoire complette, aprèslaquelle la plupart des troupes de Vang Khan prirent parti parmi les sien-nes. Vang Khan eut bien de la peine à fe sauver, & plusieurs de fes Offi-ciers vouloient le tuer. On le poursuivit cependant, & il fut pris par undes détachemens envoyés après lui, mais le même jour il fe sauva & feretira fur les terres des Naymans; un Officier du Pays l’ayant su vint avec
des
(aj De la Croix , p. 60-64.
(*) Suivant Ahul'arage le Terfcan est exempt de tous droits; il ne partage son butinavcc personne, ni avec les Douaniers du Ptince; il entre chez le Khan fans permission;on lui pardonne jusqu’à neuf fois quelque faute que ce soit.