HISTOIRE DE L’EMPíRE DES MOGOLS. Liv. 1 V.Chap.II. 313
gols, de marcher vers la Chine pour se joindre à d’autres troupes; mais ^.d.J.C.ayant été averti que cet Officier n’étoit qu’un traître, il le fit mourir vers iafis. 'la fin de l’année 1215. Chang-chi, frere de Cban - ping , voulut venger fa Le re gnemort, H s’étant révolté se failli d eKing-chcw (*),&■ de la plupart des villes ^Rngiàde la Province qui font renfermées entre la grande muraille, la rivìere deLeao, nommée auffi Sira Muren, la palissade de bois (f), & la Mer. IIse fit ensuite proclamer Roi, & se déclara en 1216 pour l’Empereur desKins, qui lui donna le commandement de ses troupes dans le Leaotong.
Mithûli, qui avoit repris Quang-nïng-hyen (j) Tannée précédente, assié-gea à la fin de celle-ci King-chew (í). Cbaug- chì avoit de bonnes trou-pes, & la place étoit trés-forte. Mithûli chargea Wìr d’aller attaquer unposte important fur une montagne voisine, tandis qu’un autre Général setiendroit à portée de couper les troupes qui fortiroient de la ville poursecourir le poste attaqué. Wìr ayant exécuté ses ordres, Chang-chi sor-tit de la ville avec une partie de fa Garnison, & Monku- pûw-ha se p!a-§ant entre le poste & la ville fit avertir Mûhûlì, qui étoit campé versQuang - ning. Ce Général marcha toute la nuit, & à la pointe du jour ilattaqua Chang-chi d’un côté, tandis que Monkfi en fit autant de Tautre;ils le défirent entièrement, mais ne purent Tempêcher de rentrer dans laville, qu’il défendit pendant plus d’un mois très - courageusement. Enfinun Officier de fa Garnison le livra aux Mongols, qui lui firent couper latête & se mirent en possession de la Place.
Après avoir fait bien des efforts pour prendre pied dans Ja Province de Les Mon-Honan, les Mongols Tabandonnerenc enfin, & passerenc le Wang-hosous la conduite de Sa-me-ho (Z), furnomm é Patûrû ou 1 e Courageux. Ils J"marchèrent vers Ping-yang-fu dans le Shen-Jì , mais ils furent défaits parSu-ting, qui commandent les troupes dans cette Province, & avoit ras-semblé tout ce qu’il avoit pu des places voisines (a).
Telle est la Relation que les Historiens Chinois nous ont donnée de lapremiere expédition de JengbizKhan dans le Kitay. Nous allons faire sui-vre celles des Historiens de TOccident de l’Aíie, pour que le Lecteur puisseses comparer ensemble & juger de leur mérite. Voici ce qu’ils rapportent.
Jenglúz Khan „ étant prêt d’entrer dans le Kitay en 1210, partagea son Sanglanteannée en deux corps; il prit le plus considérable, & donna Tautre à com- bataille.mander à trois de ses fils, Jujì , Jagatay & Oàcù: ces Princes marchèrentpar le Pays des Kalmuques (**) vers Kurjé, où il n’y avoit que peu de
trou-
0 ) Gaulai , p. 30, 31.
(*) A quarante-un degrés huit minutes de Latitude, & à quatre degrés qnarante ■ cinq®inutes de Longitude, Est de Peking. Gaubil.
(f) Le Leaotong est environné d’une palissade de bois.
(j) A quarante-un degrés trente-neuf minutes de Latitude, & cinq degrés vingt-ExUîiuutes de Longitude, Est.
Cf) A 41 degrés 6 minutes de Latitude, & à 4 degrés 44 minutes de Longitude, Est.C$) C’est peut-être Samâka, dont parle Abulghazi Khan.
(**) De la Croix dit p. 126, que ces Kalmuques, qui s’étoient soumis à Jenghiz Khan,émit une Nation située fur les frontières duKarakitay vers l’Est, & qu’il ne faut pas con-Tome XVII. R r son-