HISTOIRE DE L’EMPJRE DES MOGOLS. Liv. IV. Chap. IV. 357
ville. Sultan Mohammed en avoít donné le gouvernement à Bukha al Mulk, A D. J.C.après l'avoir ôté hMasar alMulk, qui en fut privé à cause de la disgrâce de son I22í 'pcre. Pendant que Tuli asíìégeoit la ville d eKhorassan (*),qui étoitvoisine de f e jeng-Maru, SnìisinMohamned fit savoir à Bukha qu’il feroit bien de ne point résister híz Khan.
aux Mogols, & de tâcher d’obtenir une bonne capitulation pour la ville. Sur ■ " . . •*
ces ordres, le Gouverneur abandonna ia place, & se retira •â.Wafir dans leKarazm, une partie de la garnison se dispersa dans les villes voisines. Tu.lì ayant appris ce qui se palïoic, détacha deux Officiers-Généraux avec uncorps de troupes pour aller se mettre en possession de Maru. Á leur ap-proche le Sheikh Al Islam, pere àe Bukha ,smt au devant d’eux avec unenombreuse suite & de magnifiques présens, & leur présenta les clefs de laville. Les Généraux Mongols, contens de cette soumission, tournèrent leursarmes d’un autre côté. Cependant un certain Bukha Turbnan, qui avoirété autrefois Chef des Guides au service de Mohammed, & qui dans laretraite du Commandant de Maru s’étoit retiré dans la forêt voisine avecles Turcomans, qui faisoient partie de la garnison de la ville, y revintpeu de teins après le départ des Mongols, suivi des Tajiks, des Turco-in ans , ,& des autres qui avoient pris la fuite à l’approche des Mongols.
Ces gens-là lui conférèrent le gouvernement de Maru, &. obligèrent tousles habitans de la ville à le reconnoître en cette qualité. Vers ie mêmeteins Masar ou Majer al Mulk , qui depuis qu’on l’avoit dépossédé de iongouvernement avoit fait son séjour dans l’Irak, ayant appris la mort deSultan Mohammed, monta fur une mule qui couroit fort vîte , &s’en vint en toute diligence k Maru; mais Bukha Turhnan lui fit refuserl’entrée de la ville : cependant Masar ayant trouvé moyen quelques joursaprès d’y entrer à la dérobée, Bukha, fur lavis qu’il en eut, fit assembler furle champ ies habitans de la ville, & déclara que pour l’amour de la paix& du bien public, il étoit prêt de céder le commandement à leur ancienGouverneur,& â vivre en particulier parmi eux: ce qui fut accepté avecbeaucoup de satisfadtion.
En attendant les Généraux Mongols, qui marchoient pour s’emparer BukhaduMazanderan ,en Rapprochant de la Capitale de cette Province, rencon- trompé.trerent Bukha al Mulk, qui s’étoit retiré de Wasir dans cette ville; il leurraconta ce qui étoit arrivé à Maru, & leur offrit, pourvu qu’ils voulus-sent lui donner quelques troupes, de remettre incessamment cette ville sousl’obéiílance des Mongols. Sur ces offres les Généraux lui donnerenc fept-mille chevaux (f), avec lesquels il se mit en marche pour Maru; raais ayant
appris
troisième Roi Seljucide de î’Iran : fa belle situation, la pureté de son air & la fertilité deson terroir, l’avoient engagé à y fixer son séjour, & il y fut enterré, il y a une autreMaru qu’on nomme AÌ Rjulh ou Arntdh, c’est-à-dire do la rivière , parcequ’elle est si.tuée fur le Morg Ab, au midi de la premiers.
C) Suivant Abu/abazi liban, Tuli, avant que d’affiéger Maru, Marwo. ou Mcru, at-taqua & prit la ville de likorajjan, qui en étoit voisine; c’étoit une très'-bélle ville & se shabitans étoient si opulens, qu’iìs fe maintenoient dans une espece. d’indépendance, s ansVouloir fe soumettre à aucune domination absolue.
(t) 11 y a dans l’Anglois fept-cem, mais comme l’Auteur fuit ici Abulghazi Khan, &
9 u ’il parle de fepi-milk, j’ai cru devoir reítilìer mon original. Hsm. du T r a d.
T y 3