HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv. IV. Chap. V. 377i’Assemblée tous les Ambassadeurs qui a voient suivi la Cour, avec les En- A. D.J.C,voyés & les Députés des Pays qu’il avoit rangés fous son obéis an ce. Ils I 22 4 -s avancèrent au pied fl u Trône, & il leur donna audience, ensuite il con- ^ eri ‘ r f-gédia l’Assemblée. ? Khïn S
Tushi prit entre autres bientôt congé de son pere , pour s’en retourner-—
dans le Kipehak , dont le Khan lui confirma Je souverain Gouvernement. TusIiìjV#A son arrivée Hubbé & Suida lui remirent leurs troupes, & revinrent à laCour, où ils furent très-bien reçus. Pendant fa marche, jfenghiz Khanleur donna une heure par jour pour l’entretenir des curiosités qu’ils avoiencvues dans le Pays qu’ils avoient traversé dans leur derniere expédition,
& il laissa son armée suivre à petites journées (n).
Après avoir achevé l’Histoire de l’expédition de Jenghiz Khan dans s Oc-cident de l’Asie, d’après les Historiens de ce Pays-là, nous allons rappor-ter ce qu’on trouve fur ce sujet dans les Historiens Chinois.
Les Peuples de Si-yu ayant massacré des gens envoyés par Jenghiz Khan , Invasionce Prince en fut si irrité , qu’après avoir entièrement soumis les Pays qui deiaiiuk-font aux environs de Kasghar, il fit assiéger JVo-ta-la ou Oírar. Dans le harie ’troisième mois de l’an 1220 il prit Pu-wa, dans le cinquième Sun-se-kan (*),dont le Roi, nommé Cha-la-ting (f) ou Jalalddâin , quitta la ville à rappro-che du Khan. Pi-tû, fils de Te lu Lyeuko, Roi de Leaotong, quoiquedangereusement blessé , voyant Lhu-chi ou Juji, Prince intrépide, com-battre presque seul contre une troupe d’ennemis, courut à son secours, &quoiqu’enveloppés de toutes parts , ils fe firent jour & rejoignirent far-inée (j-). Le Prince TcluKohay, parent de Pi-tû (car il y avoit beaucoup deKicans dans farinée Mogole,) fut fait Gouverneur de la place. Les îVcy-hû (f) avoient bordé les rivages de la riviere Gan-uià (§) de leurs meil-leures troupes, défendues par jusqu a dix retranchemens, & ils couvrirent
la
(a) De la Croix, p. 453-464. Abiïjgbazi Khan , p.. 338.
(*) 11 n’est pas possible de déterminer avec quelque certitude de quelles villes il s’agitIci, & la même chose a lieu par rapporta la plupart des autres dont il est fait mentiondans la fuite. Gaubil croit que Sun-j?-kan est Kbojende, d’autant plus qu’un Catalogueou Sommaire de l’Histoire des Leao rappelle Ho-chang ou Ko-cbang. Mais en ce cas - làles circonstances rapportées dans Ic- texte, ne s’accordent pas avec celles qu’on a rapportéesci - dessus fur lc témoignage des Historiens de l’Occident de l’Asie.
(j) On l’appelle aussi So-lan ou Su-on-tan, c’est-à-dire le Sultan du Royaume deKo-úi-cha; dcsorte qu’on confond Sultan Mohammed avec son fils. Ko-fey-cbazppto-che de Kipehak ou Kafcbak, sur-tout quand on y ajoute que ou ke ; il semble pourtant quec’esl lè terme Chinois, qui signifie Royaume, & le Kapcbak est ordinairement nomméKi-cba ou Kin-cba.
(f) Cela semble se rapporter à ce qui fe passa à la bataille de Kârakii entre Juji & Sul-tan Mohammed,
(f) Ces IVey-hti ou Ì-Feybe, ainsi qu’ils font aussi nommés, paraissent être les TurcsMahométans; appellés ainsi pour les distinguer des Turcs Païens, que ies Chinois nommentTu-que: ils s’étendoient le long des frontières de la petite lîukharie, & y étoient mêmeétablis en divers endroits.
(5) A en juger par la prononciation, c’est, semble -1 - il, l’Amu ouGihon;rcais_Ia feenede faction donne lieu de penser, qu’il s’agit plutôt du Sihon ou sir, fur lequel Khojeadcétoit située.
Tome XVIL
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