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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv. IV. Chap. V. 377i’Assemblée tous les Ambassadeurs qui a voient suivi la Cour, avec les En- A. D.J.C,voyés & les Députés des Pays qu’il avoit rangés fous son obéis an ce. Ils I 22 4 -s avancèrent au pied fl u Trône, & il leur donna audience, ensuite il con- ^ eri ‘ r f-gédia l’Assemblée. ? Khïn S

Tushi prit entre autres bientôt congé de son pere , pour s’en retourner-—

dans le Kipehak , dont le Khan lui confirma Je souverain Gouvernement. TusIiìjV#A son arrivée Hubbé & Suida lui remirent leurs troupes, & revinrent à laCour, où ils furent très-bien reçus. Pendant fa marche, jfenghiz Khanleur donna une heure par jour pour l’entretenir des curiosités qu’ils avoiencvues dans le Pays qu’ils avoient traversé dans leur derniere expédition,

& il laissa son armée suivre à petites journées (n).

Après avoir achevé l’Histoire de l’expédition de Jenghiz Khan dans s Oc-cident de l’Asie, d’après les Historiens de ce Pays-là, nous allons rappor-ter ce qu’on trouve fur ce sujet dans les Historiens Chinois.

Les Peuples de Si-yu ayant massacré des gens envoyés par Jenghiz Khan , Invasionce Prince en fut si irrité , qu’après avoir entièrement soumis les Pays qui deiaiiuk-font aux environs de Kasghar, il fit assiéger JVo-ta-la ou Oírar. Dans le harie ’troisième mois de l’an 1220 il prit Pu-wa, dans le cinquième Sun-se-kan (*),dont le Roi, nommé Cha-la-ting (f) ou Jalalddâin , quitta la ville à rappro-che du Khan. Pi-tû, fils de Te lu Lyeuko, Roi de Leaotong, quoiquedangereusement blessé , voyant Lhu-chi ou Juji, Prince intrépide, com-battre presque seul contre une troupe d’ennemis, courut à son secours, &quoiqu’enveloppés de toutes parts , ils fe firent jour & rejoignirent far-inée (j-). Le Prince TcluKohay, parent de Pi-tû (car il y avoit beaucoup deKicans dans farinée Mogole,) fut fait Gouverneur de la place. Les îVcy-hû (f) avoient bordé les rivages de la riviere Gan-uià (§) de leurs meil-leures troupes, défendues par jusqu a dix retranchemens, & ils couvrirent

la

(a) De la Croix, p. 453-464. Abiïjgbazi Khan , p.. 338.

(*) 11 n’est pas possible de déterminer avec quelque certitude de quelles villes il s’agitIci, & la même chose a lieu par rapporta la plupart des autres dont il est fait mentiondans la fuite. Gaubil croit que Sun-j?-kan est Kbojende, d’autant plus qu’un Catalogueou Sommaire de l’Histoire des Leao rappelle Ho-chang ou Ko-cbang. Mais en ce cas - làles circonstances rapportées dans Ic- texte, ne s’accordent pas avec celles qu’on a rapportéesci - dessus fur lc témoignage des Historiens de l’Occident de l’Asie.

(j) On l’appelle aussi So-lan ou Su-on-tan, c’est-à-dire le Sultan du Royaume deKo-úi-cha; dcsorte qu’on confond Sultan Mohammed avec son fils. Ko-fey-cbazppto-che de Kipehak ou Kafcbak, sur-tout quand on y ajoute que ou ke ; il semble pourtant quec’esl lè terme Chinois, qui signifie Royaume, & le Kapcbak est ordinairement nomméKi-cba ou Kin-cba.

(f) Cela semble se rapporter à ce qui fe passa à la bataille de Kârakii entre Juji & Sul-tan Mohammed,

(f) Ces IVey-hti ou Ì-Feybe, ainsi qu’ils font aussi nommés, paraissent être les TurcsMahométans; appellés ainsi pour les distinguer des Turcs Païens, que ies Chinois nommentTu-que: ils s’étendoient le long des frontières de la petite lîukharie, & y étoient mêmeétablis en divers endroits.

(5) A en juger par la prononciation, c’est, semble -1 - il, l’Amu ouGihon;rcais_Ia feenede faction donne lieu de penser, qu’il s’agit plutôt du Sihon ou sir, fur lequel Khojeadcétoit située.

Tome XVIL

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