A- D J. C.1224.]_,e rognede jenghizlihaa.
Conquêtesdaus lesIndes.
3 So HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS Liv. IV. Ciiai>. V.
ghiz Khan fit périr dix-huit millions, quatre-cens, soixante - dix - millepersonnes (a).
Jenghiz Khan passa le rems des grandes chaleurs à Va-lu- van , où lesPrinces ses fils & ses Généraux se rendirent; on y convint dune forme deGouvernement pour les Pays conquis en Occident; & c’est la premiersfois que l’Empereur, outre les Officiers de guerre, nomma des Ta-lu-whaou 2 agûrji, c’est-à-dire des Mandarins, qui avoient le sceau & décidoientdes Affaires Civiles.
En 1224. le Khan marcha à l’Orient vers un grand Royaume nommé• Hintá, Intû ou Sintu (*). Quand on fut arrivé a un passage étroit, quis’appelloit la Porte de fer, fortifié par la Nature & i’Art, plusieurs Mon-gols dirent qu’ils avoient vu un Monstre qui ressembloit à un Cerf, avoit.la queue d’un cheval, & une corne fur la tête, dont le poil écoit verd,qui leur avoit dit : il faut que votre Maître s'en retourne. Jenghiz Khan ,surpris de cette relation , interrogea son premier Ministre Te lu chu-tfay{ f),qui lui dit que l’animal s’appelloit Kyo-touan , qiï’il savoit quatre langues,& qu’apparemment il haïssoit le carnage. II prit occasion de-là d’cxhorterle Khan à s’en retourner, & à ne plus faire périr tant de malheureux.
Ensuite Jenghiz Khan fit piller beaucoup de villes des Indes, & voyantbien que les Grands de son armée s’ennuyoient d’une guerre dans des Payssi éloignés du leur (f), il déclara qu’il vouloir prendre la route de Tarta-rie. Plusieurs Officiers d’Occident vinrent s’établir avec leurs familles dansle Kitay. Jagatai demeura pour gouverner les Pays conquis, & eut ordrede suivre en tout les conseils de Porc/ri, Généralissime de toutes les troupes.Chu-chi ou Juji fut envoyé dans \elíincha,oì\ il mourut peu de rems après,laissint pour héritier Pa-tiî son fils, jeune Prince de grande espérance (L).
Voilà ce que ì’Histoire de la Chine nous apprend de l’expédition deJenghiz Khan dans l’Occident: ce qui,comme le Lecteur s’en appercevrafans peine, est fort difficile à concilier avec les relations des Historiens del’Occident de l’Asie; puifqu’il n’y a aucun accord ni pour Tordre des con-quêtes , ni pour les dates, ni pour les noms des lieux, pour ne pas parlerde ce qu’il y a de défectueux, & de plusieurs autres défauts.
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(«) Couplet T ab. Sinic. Chronol. p. 74. (b) Gaubil, p. 42.
(*) C’est - à - dire llind ou Sind, deux noms que les Orientaux donnent à une partiede l’Ir.dostan. í
(t) Ceci prouve que les Historiens Chinois n’avoient qu’une connoissance imparfaitede "expédition du Khan du côté de l’Indus contre Jalab ddm; & ils ne disent rien à cetteoccasion de ce Prince.
(j) Plusieurs Livres Chinois disent qu’une armée de Mongols alla en Arabie, & pritMctina ou Médine.