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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE DE L’EMPIRE DES MOGOLS. Liv.IV. Chap. VI. 381

CHAPITRE VI.

Le régné

Conquête du Royaume de Hya, £? Progrès dans celui de Kitay , jusqu'à la ^J en § hiz

mort de Jt-nghiz Khan. an ' .

P eu de tems après que la Diette de Tonkat fut séparée, Jenghiz Khan Afaimpartit avec toute sa Cour (*), faisant toujours íuivre la Reine capti- du Leao-ve, élevée fur un char & chargée de chaînes, pour offrir aux yeux des t0lJ S-Nations un orgueilleux monument de les victoires dans l’Occident (a).

Mais pendant que ce Conquérant est en chemin pour l’Orient. retournons.y, & voyons ce qui s’y passa pendant qu’ií fut absent de ses Etats. L’Etn-pereur en avoit laissé le gouvernement à son frere Wa-che, que les EcrivainsOccidentaux appellent Utakin , qui gouverna avec beaucoup de prudence& de sagesse. En 1220 la Princesse Tyao-ii vint à fa Cour, pour 1 Infor-mer de la mort de Lyeitko son époux, Roi‘de Leaotong. Wa--che reçutla Princesse avec beaucoup de magnificence, & la renvoya avec des trou-pes pour gouverner le Leaotong jusqu au retour de Jenghiz Khan, -à elles’en acquitta avec un applaudissement général.

D’autre part Mûhûli, Lieutenant-Général du Khan à la Chine , se fit EtdeKí-une grande réputation dans la guerre qu’il soutint contre i’Empereur des îa y- !Kins & le Roi de Hya. En 1218 , Chang-jao , Général au service dèsKins, assembla un grand corps de troupes pour venger la mort d’un autreGénéral son ami, assassiné par un Officier de ses ennemis. Etant arrivéà Tse-kin-quam , Forteresse fameuse dans les montagnes de Pe-che-li , ilfut attaqué par Mingan, Général de Mûhûli ; il se défendit avec bçau-coup de valeur, mais son cheval s’étant abbattu il fut pris, & on l’a-mena au Vainqueur, devant lequel il refusa de se mettre à genoux, endisant qu’il étoit aussi Général d’armée, & qu’il mourroit plutôt quede faire cette bassesse. Mingan admira la grandeur dame de son prison-nier, & le traita honorablement ; il en fit autant aux autres Officiers quiétoient prisonniers, mais dans le même tems il ordonna qu’on fît mourirìe pere & la mere de Chang-jao. Quand celui-ci 1 apprit, il balança long-tems furie parti qu’il avoit à prendre, & se détermina enfin pour leur sau-ver la vie à demander de remploi dans les troupes Mogoles ; peu d’OfS-ciers l’égalerent, & rendirc-nt plus de services au Khan.

Trois mois après Mûhûli , accompagné de son fils Pûliî ou Polû , reprit " Villes re-les places du Chan-si, que les Kins avaient reprises & fortifiées. Tay-yven- prises. _,Capitale de la Province, soutint trois assauts; & les Officiers, voyantqu’ils ne pouvoient ni défendre la ville, ni sortir & se faire passage à tra-vers les Mongols, se donnerent la mort. Les Officiers des autres places

imi-

i_a) De La Croix , p. 464.

(*) Suivant I’Histoíre Chinoise-il étoit accompagné à'Octrì & de TuL deux de ses fils,-du Roi lidikut , des Princes IH-tû , tVa-chen , Vo-yao-ho fils du Prince A-la-u-tfe, & desGénéraux isuputay, Chaban , Kofmeli, Ko-pao-yu & autres,

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