39 cj SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN .
A v T C. Cbcn-fi. Mais comme cette place étoit bien fortifiée & pourvue deJÓuni-1229 ' ûons , que (Tailleurs on étoit au cœur de Thiver, ce Général nç jugea pasLe rçgnc à propos d’y perdre fan tems. - ‘
d ru H. L’Històire Chinoise assure que lorsqu ’Ottay monta surfie Trône, lesEmpereur Mongols n’a voient niLoix ni Coutumes fixes pour le. Gouvernement (*);des Mo- les Officiers nommés pour gouverner les Pays faisoient mourir selon leurgo!Z. volonté, & envçloppoient dans lé massacre des familles entieres. Telu-chu *
-— t r a y dressa des Loix que T Empereur fit observer rigoureusement.
r ■ Ce Prince voulut s’instruire des Pays qui lui étoient soumis en Tartarie,axes ' dans la Chine & dans TOccîdent, & c’est cette année qu’on commença àdéterminer la quantité de foie, d’argent & de grains que les familles Chi-noises fourniroient annuellement; le nombre de chevaux, de bœufs, demoutons & de peaux que donneroìent les Mongols; & Ton fit dans lesProvinces d'Occident le dénombrement des mâles au-dessus de quinze anspour régler ce que chacun devoit donner, & dès lors l’Empereur résolutd’y envoyer un Chinois fort entendu dans les affaires pour examiner l’étatdes Pays conquis de ce côté l- là. Ce Prince se fit d’abord aimer de sessujets Chinois, en donnant à Sbe-tyen-che & à Lyeuw-he-ma le commande-ment des troupes Chinoises dans le Pe-clie-li & dans Je Chantong. Ces deuxSeigneurs furent déclarés Généraux d’armée, de même:que Tcn-she, autreOfficier Chinois. 11 s s’étoient distingués fous Mûhûli, & leurs-troupes Chi-noises ne cédèrent en rien à celle des Mongols.
Premiers Parmiìes Officiers de la Tribu de Quelye ou des Karatés, dont le Prin-Uinistres. C e étoit frere de Toley ou Vang Khan (f), il y avoit un Seigneur nomméChin-hay , recommandasse par fa valeur, fa droiture & fa sagesse. II butavec Jenghiz Khan de l’eau de Pan-chuni, le suivit dans tous les combatscontre les Princes Tartares ligués , & dans ses expéditions à la Chine &dans TOccîdent de l’Àsie-, où il se fit'beaucoup de réputation. Ottay choi-sit cet illustre Seigneur, non feulement pour être un de fes Généraux, mai?encore pour lui servir de.Ministre'avec Telu-Cbu-tsay.
. £ n ce tems-là le Pays de Kin - cha où le Kipchak, & autres au Nord-2 ’SS/ Nord-Est & au Nord-Ouest de la Mer Caspienne, étoient gouvernés par• ' Pat u ou Batu fils ainé de Chu - chì ou Juji. Jagatay commandait dans une
grande partie des Pays conquis en Occident: d’autres Princes de la FamilleImpériale gouvernoient de vastes Contrées en Tartarie & ailleurs. Tous cesPrinces dépendoient á'Ociay , A dans ces différens Pays il avait des Gé-néraux ,
(*) Si Jenghiz. Khan avcfit publié Tes Loix auffi solemnellement que. te disent les Histo-riens de TOccîdent de l’Asie, comment lés Chinois peuvent-ils les avoir ignorées, sur-toutles Mongols eux-mêmes y ayant eu part? Ou seroit-ce que les Historiens supposent qu’ilsn’avoient point de Loix, parcequ’ils n’en avoienc pas de Chinoises? Ou enfin voudroient-ils dire qûe les Mongols n’avoìent pas un Code particulier de Loix Civiles distinct des‘ïafía de Jenghiz Klu/ríi
o 11 avoit succédé à son frere en qualité de Prince des Kéraites, ayant suivi le partide -’fenghiz Khan , quand il vit que son frere Toley entreprenoit de détruire la famille de.cc Conquérant; il donna sa fille en mariage -ì Toley ou Tuli son quatrième fils; ce Prince'appelloit Akiapu , comme on le voit dans la fuite.