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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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39 cj SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN .

A v T C. Cbcn-fi. Mais comme cette place étoit bien fortifiée & pourvue deJÓuni-1229 ' ûons , que (Tailleurs on étoit au cœur de Thiver, ce Général nç jugea pasLe rçgnc à propos d’y perdre fan tems. - ‘

d ru H. L’Històire Chinoise assure que lorsqu ’Ottay monta surfie Trône, lesEmpereur Mongols n’a voient niLoix ni Coutumes fixes pour le. Gouvernement (*);des Mo- les Officiers nommés pour gouverner les Pays faisoient mourir selon leurgo!Z. volonté, & envçloppoient dans lé massacre des familles entieres. Telu-chu *

-— t r a y dressa des Loix que T Empereur fit observer rigoureusement.

r ■ Ce Prince voulut s’instruire des Pays qui lui étoient soumis en Tartarie,axes ' dans la Chine & dans TOccîdent, & c’est cette année qu’on commença àdéterminer la quantité de foie, d’argent & de grains que les familles Chi-noises fourniroient annuellement; le nombre de chevaux, de bœufs, demoutons & de peaux que donneroìent les Mongols; & Ton fit dans lesProvinces d'Occident le dénombrement des mâles au-dessus de quinze anspour régler ce que chacun devoit donner, & dès lors l’Empereur résolutd’y envoyer un Chinois fort entendu dans les affaires pour examiner l’étatdes Pays conquis de ce côté l- là. Ce Prince se fit d’abord aimer de sessujets Chinois, en donnant à Sbe-tyen-che & à Lyeuw-he-ma le commande-ment des troupes Chinoises dans le Pe-clie-li & dans Je Chantong. Ces deuxSeigneurs furent déclarés Généraux d’armée, de même:que Tcn-she, autreOfficier Chinois. 11 s s’étoient distingués fous Mûhûli, & leurs-troupes Chi-noises ne cédèrent en rien à celle des Mongols.

Premiers Parmiìes Officiers de la Tribu de Quelye ou des Karatés, dont le Prin-Uinistres. C e étoit frere de Toley ou Vang Khan (f), il y avoit un Seigneur nomméChin-hay , recommandasse par fa valeur, fa droiture & fa sagesse. II butavec Jenghiz Khan de l’eau de Pan-chuni, le suivit dans tous les combatscontre les Princes Tartares ligués , & dans ses expéditions à la Chine &dans TOccîdent de l’Àsie-, où il se fit'beaucoup de réputation. Ottay choi-sit cet illustre Seigneur, non feulement pour être un de fes Généraux, mai?encore pour lui servir de.Ministre'avec Telu-Cbu-tsay.

. £ n ce tems-là le Pays de Kin - cha où le Kipchak, & autres au Nord-2 ’SS/ Nord-Est & au Nord-Ouest de la Mer Caspienne, étoient gouvernés par• ' Pat u ou Batu fils ainé de Chu - chì ou Juji. Jagatay commandait dans une

grande partie des Pays conquis en Occident: d’autres Princes de la FamilleImpériale gouvernoient de vastes Contrées en Tartarie & ailleurs. Tous cesPrinces dépendoient á'Ociay , A dans ces différens Pays il avait des Gé-néraux ,

(*) Si Jenghiz. Khan avcfit publié Tes Loix auffi solemnellement que. te disent les Histo-riens de TOccîdent de l’Asie, comment lés Chinois peuvent-ils les avoir ignorées, sur-toutles Mongols eux-mêmes y ayant eu part? Ou seroit-ce que les Historiens supposent qu’ilsn’avoient point de Loix, parcequ’ils n’en avoienc pas de Chinoises? Ou enfin voudroient-ils dire qûe les Mongols n’avoìent pas un Code particulier de Loix Civiles distinct des‘ïafía de Jenghiz Klu/ríi

o 11 avoit succédé à son frere en qualité de Prince des Kéraites, ayant suivi le partide -’fenghiz Khan , quand il vit que son frere Toley entreprenoit de détruire la famille de.cc Conquérant; il donna sa fille en mariage -ì Toley ou Tuli son quatrième fils; ce Prince'appelloit Akiapu , comme on le voit dans la fuite.