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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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4 o6 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

A. D. J.C. res, qu’il fit arborer fur les murailles ; il y plaça aussi ses plus mauvaises1232 . troupes, se mit ensuite à la tête de quatre-cens braves soldats, qui é-Le régné to j ent xout nuds, & les mena à toutes les attaques; son cri de guerre étoit,Khan// Lâches retirez-vous. 11 inventa de nouvelles Machines à lancer des pierres,Empereur qui pouvoient être servies par un plus petit nombre de personnes ; ellescks Mo- portoient les pierres jusqu’à cent pas, & si juste qu’il donnoic où il vou-gols. loi t. Lorsque les fléchés lui manquèrent, il prit celles que les ennemis lui

tir oient, les fit fendre'en quatre , & après les avoir armées avec des de-niers de cuivre, il les f ai soit mettre dans un tube de bois, d’où il les fai-soit partir fur les Mongols, comme des balles partent d’un mousquet. Atous les assauts on trouvoit ses braves nuds, suivis de mauvais soldats , &ils faisoient autant de bruit que dix-mille hommes en auroient pu faire.Kyang-shîn fatigua si fort les Mongols pendant trois mois, qu’ils furentobligés de lever le siégé, quoiqu’ils fussent au nombre de trente-millehommes.

Propojî- Octay , qui songeoit alors à retourner en Tartarie, fit sommer l’Empe-tìons de reur des Kins de l'e déclarer son tributaire, & de lui remettre vingt. septfaix. familles qu’il lui indiquoit, avec la femme, les enfans & les esclaves dufeu Général Ilapua. L’Empereur Cbeu - f i , charmé de l’occalion, nommades Mandarins pour traiter de la paix. Mais Suputay , feignant d’ignorercette négociation, pressa le siégé plus vigoureusement que jamais ,& fit com-bler promptement une partie des lossés, pendant que le Gouverneur, quicraignoit de nuire aux Conférences, défendoit à sc s gens de tirer fur lesMongols. Cela causa un grand désordre dans la ville : l’Empereur sortitbrusquement du Palais avec sept Cavaliers; il pleuvoir à verse, & le Prin-ce étoit déja tout couvert de la boue des passans, quand le Premier Mi-nistre avec une troupe de Mandarins arriva. Ils vouloient couvrir le Mo-narque & le garantir de la pluie, mais il dit qu’il vouloir s’exposcr com-me le moindre soldat. En le voyant le peuple fondoit en larmes & sc prof-ternoit à ses pieds, comme si tout étoit perdu. Cinquante Cavaliers vin-rent avertir ce Prince, que les fossés étoient à moitié comblés, fans qu’ilfût permis de se défendre. 11 répondit que ne vivant que pour son Peu-ple, il vouloir se déclarer sujet & tributaire des Mongols ; il ajouta qu’ilalloit envoyer le Prince son fils en ôtage :fi après cela , dit-il,sor Tache (*)ne Je retirent pas, il fera tems de Je défendre. Le même jour l’òtage partit (a).Mêconten- Suputay redoubla ses attaques , & les Kins recommencèrent à se défen-tementda dre vigoureusement ; ils lancèrent des boulets de pierre , & quoique lesSuputay Mongols n’en eussent pas de cette forme, ils faisoient rompre des meulesà cejujet. ^ mou ]j n en p] u fieurs quartiers , qu’ils faisoient jetter jour & nuit avecleurs machines. Ils renversèrent plusieurs tours, & brisèrent de grossespoutres des maisons voisines;les assiégés couvroient les maisons de fumierde cheval , de paille & ensuite de feutre , & d’autres matières qui amor-tissaient , les coups de pierre. Les Mongols sc servirent alors de Pao à

(d) Gaubil, P- 68-70.

feu,

(*) On peut dire aufli Tatan. Cc-st un nom des Mongols.

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