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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

A.D.J.C. Au mois de Décembre les Mongols firent un Traité avec l’Empereur deS

i2Z3- Sons,, qui regnoit dans la Chine Méridionale l il s’engagea à joindre ses

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d ’OstayKhan H.

Empereurdes Mo-gols.

Traitéavec lesLong.

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troupes aux leurs, à condition qu’ils lui céderaient le Honan, quand laDynastie des Kins serait détruite. Dans ce Traité l’Empereur des Songconsulta moins ses véritables intérêts, que l’envie de se venger des mauxque les Kins avoient fait à ses ancêtres.

Ce Traité fut cependant un coup mortel pour Sheu , qui se trouva aumois de Janvier 1233 dans un grand embarras. Plusieurs corps de trou-pes, qui venoient de divers endroits à la Cour,furent battus par les Mon-gols i les vivres qu’on apportait à Pyenking furent enlevés, desorte quecette Capitale se trouva dépourvue. D’autre part Supntay paraissant résolude venir assiéger de nouveau la ville, l’Empereur tint Conseil ; un Manda-rin proposa d’aller combattre ce Général Mogol, & fit voir que dans lescirconstances présentes il falloit qu'une bataille décidât du fort de l'Empi-re. Cet avis fut rejette aussi bien que plusieurs autres d’aller dans telle outelle ville, dont la principale étoit Quey-te-fu , dans le Pc-chs-Ii, mal pour-vue, mais très-forte par fa situation ( a ).

L'Empe- Après le Conseil l’Empereur Sheu nomma les Officiers qui dévoientreur Kia commander les quatre côtés de la ville, & leur fit un discours pour lesanimer à la défense de leur patrie; & leur déclara qu’il vouloit se mettref m àrmêc en personne à la tête de l'armée. Cette résolution fut désapprouvée deest ruinée. presque tous les Officiers, qui se faisaient une peine de sortir d’une placemal pourvue, menacée d’un siégé, & où ils laissaient leurs familles. MaisSheu , fans avoir égard à leurs représentations, sortit de la ville, passa leWang -ho, & alla camper auprès de Chang - y w en ou Chang-wan. A peineavoit-il passé le fleuve, qu’il s’éleva un ouragan qui empêcha une par-tie des troupes de le suivre, & elles furent battues ensuite. Cela n’em-pêcha point ce Prince d’envoyer la meilleure partie de son armée pour. faire le siégé de Wcychu, à présent Wey-whcy na Sud-Ouest d e Kay-song-fu.Le Général She-lyen-che l’ayant su, rassembla les troupes du Pecheli, duChantong & d’autres endroits, & fit avertir le Gouverneur de Weychitqu’il seroit bientôt secouru. II tint parole, & avec sa bravoure ordinaireil vint attaquer Pesa , Général des Kins. La combat fut sanglant, maisenfin Pesa fut obligé de plier, & son armée taillée en pieces.

Cette triste nouvelle fut apportée à l’Empereur dans le tems qu’il appritque Suputay étoit en marche pour assiéger la Capitale. Ce Prince, suivide peu d’Officiers, repassa promptement le Wang -ho & se retira à Qiiey-te- su. De-là il envoya ordre de faire venir les Impératrices & les Reinesle trouver. Ces Princesses partirent, mais l’arrivée de Suputay les obligeade rentrer dans la ville. Les troupes qui étoìent avec l’Empereur, se dis-sipèrent. Le retour des Mongols, la retraite de l’Empereur, & la nou-velle de l’entiere défaite de farinée, jetterent la consternation dans tous les

es-

(a) Gaubil, p. 73-76.

toriens Chinois mêmes. De la Croix, p. 513 . dit, fur l’autorité des Auteurs Persan»*que Toley laissa huit ûls, & qu’il n'est parlé que de quatre.

Siégé dela Capi-tale.