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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LE MOGOLTSTAN. Liv. V. Chat*. I. 413

Pu-cha-quen , enhardi par ce succès, fit enfermer l'Empereur dans une sai- A, D J.C.1 s avec quelques domestiques. Sheu dit alors en pleurantá ceux qui écoietu i:ì 33-avec lui: „ Que les Dynasties nedur.net t par toujours,&queles Roisn’é- fôfals*t, toient pas exempts d u tribut qu’il faut payer à la mort. Jt ajouta qu’il KhanV.

„ avoit un grand rugret de n’avoir pus ,u dieu choisir les Officiers, & de Empereur,, fe voir renfermé par un Esclave qu il avoir corb'é d honneurs”. Trois desìAo-fideles sujets de i’Empenur firent Consentir ce Pnr.ce à se défaire de ce ë o1s -Traître à quelque pnx que ce íût. ils consciUcrcut à Shcu de le mander ~pour le consulter , s’il convenoi' de transporter ,a Cour à. Ijay-cheu , àprésent Ju-nlng-fu dans ie rionan: quand 11 entra dans la chambre, un desOfficiers lui donna un coup de sabre dans le côté ; lTmpereur lui-mêmelui en porta un autre; & comme Pu-cha-qaen voulost encore prendre la fui-te, celui qui lui avoit donné le premier coup le poursuivit & le tua. Ce-la se passa en Juin. Les troupes à la nouvelle de fa mort prirent les ar-mes, mais l’Empereur en personne sortit pour les apparier, & leur renditcompte de ce qui venoìt de íe passer. _ •

En ce tems-là le Général Tachar prit fur les Kins la ville de Loyang ou prise dePho-nan-fu , où commandoit le brave Kyang-shin. Voyant, après des efforts Loyang,incroyables qu’il ne pouvo.t pas tenir , il prit une troupe des soldats d’éìi- & fidélité'te, A tenta de se faire jour au tra\ers de l’armée des Mongols , mais il f* Gou 'fut pris avec ses soldats, Tachar , qui avoit conçu une haute idée de ce veineur ‘Capitaine , lui proposa de se tourner du côté du Nord , & de se proster-ner pour saluer s Empereur (Jcìay , en lui promettant les premieres Char-ges militaires ; il le refusa constamment. Les soldats le prirent par force& lui firent tourner le visage vers la Tartane , mais auffi-tôt il sc retour-na vers le Sud pour saluer «'Empereur des Kins son Maître. Tachar, le vo-yant inflexible, le fit mourir. L’Histoire de la Chine comble d’éloges ivyctng-shin , & un autre Officier nommé Tse-lye , qui commandoit avec lui. ì esMongols prirent le fils du dernier à lyen-king, & le menerent devant Lo-yang pour obliger son pere à se rendre ; mais TJe-lye ne répondit que parune grêle de fléchés. Ayant appris la trahison de Tjû-íi, il en fut iì vi-vement touché , qu’il perdit sur le champ la parole, & mourut peu detems après.

Après la mort de Pu-cha-qucn , l’Empereur Sheu laissa des troupes & un L'Kmpe-Gouverneur à Ouey-tc-fu , &. parut pour Ju-ning-fu avec quatre-cens per- reur T re ‘sonnes (*). Quand il arriva à Pocheu , ville á trois ou quatre lieues de ^fÍT"Qucy-îc-fu, qui est à-prescnt détruite, les Peuples en pleurant le mirent à mn ®genoux pour le recevoir. L’Empereur d’un air modeste leur dit, „ qu’iis„ ne dévoient faire aucun cas de lui > mais qu’ils dévoient se souvenir des„ obligations qu'ils avoient à ses ancêtres”. Le peuple versant des lar-mes , cria à haute voix Tan-sui , c'est-à-dire dix-mille ans. C’est un desnoms que les Chinois donnent à leurs Empereurs, & par ce cn le Peupletémoignoit le désir qu’ií avoit de voir régner encore iong-tems ce.Prince.

L’Em-

(*) L'Anglois porte rintre-mille, mais sa! cru être en droit de le corriger fur l’auto-tité du E. (Jaubti <$. de Mr. de Guignes , H.ít, Gén. des Huns T. I 1 L p. yi. Hem. bu Tjlad.

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