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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. II. 427

Après la mort de ce grand homme ses ennemis proposèrent à Toìyekonade faire examiner ses biens, mais cette recherche les couvrit de confusion.On trouva peu d’argent, beaucoup de Livres écrits de fa main fur THis-toire, l’Astronomie, s Agriculture, le Gouvernement & le Commerce,des Médailles, des Instrumens de Musique, d’anciens Livres, des Inscrip-tions antiques gravées fur des pierres, du marbre ou fur des métaux. Dansces voyages il avoit eu grand foin d amasser ces curiosités, au-lieu des ri-chesses immenses qu’il auroit pu acquérir. Chu-tsay eut beaucoup d’en-vieux, mais l’Histoire lui a rendu justice, & les Mongols lui donnent en-core les plus grands éloges. On voit des restes de Ton tombeau à quel-ques lieues au Sud-Ouest de la ville de Peking, & l’Histoire Chinoise desMongols rapporte assez au long la vie de ce grand Ministre. Revenonsaux affaires des Mongols.

En 1241 les Généraux des Song avoient repris Ching-tû-fu, Capitale duSe-cbuen , y avoient laissé pour Gouverneur un bon Officier nomméChin-long-chi. Mais Wang-shi-hyen (*), ayant eu ordre du Général Tabayde f assiéger, il fut trahi par un Officier qui livra la ville, après queCbin-long-cbi se fût défendu dix jours avec beaucoup de valeur. II fut pris& mené fur un chariot devant Han-cheu, ville du même district, pourobliger le Gouverneur à se rendre : mais aussitôt qu’il apprit de quoi il s’a-gissoit, il cria à haute voix qu’il falloit mourir plutôt que de lé rendre ;ces mots lui coûterent la vie. Trois-mille hommes firent une sortie surles Mongols, mais ayant été enveloppés, ils furent pâlies au fil de J’épée.Dans le même tems Tue-lima-tse, Seigneur étranger, mais distingué parfa fidélité, fut envoyé avec une fuite de soixante-dix personnes aux Songpour faire des propositions de Paix. Mais en passant par le Hu-quang,l’Officier qui commandoit à Cbang-sha , l’arrêta, &n’ayantpu l’engagerni par promesses ni par menaces d’entrer au service des Song, il le fit en-fermer dans une Forteresse, où il mourut peu de tems après , âgé de tren-te-six ans. L’Empereur Hûpilay ou Knblay Khan récompensa depuis la fi-délité de ce Seigneur en la personne de son fils.

Au commencement de Tannée 1242, Meng-kcng apprit qu’une nombreu-se armée de Mongols, commandée par un grand Seigneur de cette Nation,nommé Yeko Noyen, & par un Prince Kitan qui s’appelloit Telu-ko , avoitpassé par Si-gan-fu Capitale du Chen-Jì , & étoit entrée dans le Se-cbuen ,où elle faisoit le siégé de Lu-cheu. Toujours attentif à garder le Hu-quang ce Général fit examiner la frontière, & ayant trouvé une des vil-les qui n’étoit pas munie selon ses ordres, il fit trancher la tête au Gou-verneur. Cet exemple de sévérité rendit vigilans les autres Officiers, &les Song auroient été heureux, si tous leurs Généraux eussent été du ca-ractère de Meng-kong ( a ).

Le Prince Gan-cbi-tay , qui commandoit à Tfi-nan-fu, eut ordre en 1244

d’al-

(«) Idem, p. 88 & siiiv.

(*) C’est celui qui étoit Gouverneur de Kon-chang , & qui se rendit á Kotovan , com-oa l’a rapporté. II mourut peu de tems après Yelu-ebu-tsay } fort regretté, Gaubil.

Hhh 2

Sectiok

I.

Régencetle Tolye-kona.

Son désin-téresse-ment .

Bravoured'un Gou-verneur.

ia/jr.

Vigilancede Menjj-kong.

Quey-yeuest eiéclarí

Khan,