DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Cîíàp. II. 429cipaux Conseillers (*), & c’est fous le régné de ce Prince que l’Histoire SectionC hinoise commence â parler du grand crédit que les Bonzes d’Occident (f) H-avoient à la Cour des Mongols, au - lieu que fous Jmghiz Khan & Oàay rc V''*Khan on ne voit pas que les Bonzes & les Lamas fussent employés dans les ] [^Hs.affaires. Parmi les Bonzes Occidentaux il y avoit deux freres, nés dans Empereurle Pays de Chû-kyen ou de Cashemire ; l’ainé s’appelloit Wa~ to~chi, & le ca- des Mo-det Namo : tous deux étoient favans dans la doctrine de Fo & aimés de £ o!s -l’Empereur, qui donna au premier un sceau d’or, qu’il portoit à la cein-ture, & il le nomma Commissaire dans tout l’Empire pour examiner lesmiferes des Peuples.
Au mois de Septembre de cette année l’Empire des Song fit la plus grande Mort duperte qu’il pût faire par la mort du Général Meng - kong. II étoit natif de Meng.TJao-yang , ville du district de Syang-yang dans le Hu* quang. Depuis kong *la guerre du Honan les Généraux Mongols faifoient beaucoup de cas de faValeur & de fa science dans l’Art Militaire. Dans toutes les occasions oùil eut en tête les Mongols, il les défit. Une fuite de belles actions, ungrand éloignement des plaisirs & des richesses, beaucoup de libéralité &d’attention à soulager les pauvres Officiers & les soldats, une parfaite con-noissance des lieux où il faifoit la guerre, soutenue d’une intrépidité & d’uneactivité extraordinaire, lui acquirent une grande réputation parmi les Chinois& lesTartares.il étoit savant, & se plaisoit à lire l'ancien Livre Y-king (|).
Le Royaume de Corée ayant refusé de payer tribut aux Mongols, Ouey La Coréeyeu y envoya en 1247 une armée, qui obligea le Roi non seulement à réduite.payer tribut, mais autìì à recevoir les Commandai:s nommés par les Mon- I247 *gols. L’Histoire dit peu de chose du régné de Ouey - yeu , & ne parlepresque point de ce qui se passa dans la Chine & en Tartarie. On parled’une armée que ce Prince envoya vers l’Occident, fans dire ni ce quellefit, ni dans quel Pays elle alla.
Au mois de Mars. 1248 (£) l’Empereur Quey-yeu mourut âgé de qua- Mort
rame- Q ucy "
(*) On ne fait fur quel fondement Mr. De La Croix assure que les deux premiers Mi-nistres de Kejûk Khan étoient Chrétiens. L e P. Gauhil ne fait que penser de ce qu’on ditdu Christianisme répandu en Tartarie & à la Cour des Mongols. 11 paroît que les Chi-nois ont traité souvent deEonzes Occidentaux & de Mahométans, les Chrétiens qu’iisont vu chez eux : cependant on peut comparer ce que cet Auteur en dit , avec cequi est rapporté dans la vie de Genghiz Khan par De La Croix , dans celle de St. Louis parMr. de la Cbaize, dans D'Herbe lot, Marc l'olo & autres ;& pour ce qui regarde la Chine,il est évident qu’il faut s’en tenir à ce qu’en rapporte l’Histoire Chinoise. Gauhil.
(f) Ce sont les du Tibet, appel lés Bonzes d’Occident pour les distinguer des
Prêtres Chinois de Fo , que les Portugais désignent purement & simplement par le nom deBonzes, & les Chinois par celui de Ho-shsng.
(4) C’est un des Livres Classiques des Chinois, .expliqué par Cotifucius.
(4) L’année de fa mort est marquée par le caractère qui exprime le Singe , & il est cer-tain qu’il mourut en 1248. Gaubil. Le Moine Rubruquis ne put savoir íes circonstancesde la mort de ce Prince, qu’il appelle Ken Khan.Vn autre Moine, nommé André, lui con-ta qu’elle avoir été causée par un breuvage empoisonné que Batû lui fit donner. D’autresprétendoient, qu’ayant fait sommer à/d de venir lui rendre hommage, celui-ci craignitquelque tour, & envoya devant son frere Stitchin; Stitchin présentant la coupe à l’Em-pereur, ils eurent querelle & se tuerent. Rubruquis, Voyages en Tartarie. Ch. 29. Me li-teries ou ignorance de Moines.
Hhh 3