SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Section rante-trois ans, dans le Pays de Hong-syang-i-eul (*). 11 eut de l’Im-II. pératrice fVanlìhamhh , que les Historiens Occidentaux appellent Ogul-Le régné g anm j S i } j trois Princes & deux Princesses. On ne parle point de ceKhan ^lll. st ue firent ces trois Princes (j). L’ainée des Princesses épousa le PrinceEmpereur de Pe-ta-ta ou Tata blancs, descendu à’Jlakûs, dont il a été parlé dansdes Mo- l’Histoire de Jenghìz Khan. La cadette fut mariée au petit-fils de Stûgû »gols. Prince de Turfan.
' Après la mort de Qiiey - yeu , l’Impératrice Waulihamsh (t) gouverna
íriceWzn- l’Empire; & soit par ordre de l’Empereur, soit de son propre mouvement,U est Ré- elle résolut de faire proclamer Empereur le Prince She - lye- men , selon lagente. destination de l’Empereur OStay. Sa Régence ne fut pas heureuse. LePrince Shelyemen , qui vivoit en Empereur, dont il ne lui manquoit quele nom, avoit peu d’égards pour les Grands & pour les Princes, & nedonnoit accès qu’à ceux que les Impératrices Douairières, Wanlì & l'olye-kona, jugeoient à propos. On fe plaignoit hautement que la Cour faisoittrop de dépense en Bijoux & en Pierreries, qu’on achetoit à grand prixdes Marchands Whey-hu ou Mahométans, & de ce que les Peuples étoientcontinuellement obligés de fournir des chevaux aux Seigneurs, qui jour& nuit couroient la poste: d’ailleurs la sécheresse & la mortalité du bétailréduisirent bien des Pays à la misere, & on ne trouvoit pas d’argent pourpayer les grandes armées qu’on tenoit fur pied. Enfin l’Impératrice Régenteconvint avec les Princes & les Seigneurs, qu’on tiendroit une Assembléegénérale à Holin ou Karakorom, au commencement de l’année 1251.
Eté Mon de L’Assemblée se tint au teins marqué: Batû ou Patû, fils ainé de ChuchiMeng-ko. ou Juji, y présida, & on commença par délibérer fur la proclamationl2SU d’un Empereur. Pala, un des Princes ou Seigneurs Mongols, dit au nomde la Régente, que suivant les ordres d’OStay il falloit élire Empereur lePrince Shelyemen. Moka, un des fils de Toley ou lìili dit, qu’il n’y avoitpersonne qui osât s’opposer à un ordre positif d’un Empereur mouran;.Patû ne dit rien d’abord, & paroissoit disposé à exécuter les ordres d 'OStay.Les freres & les oncles Shelyemen , les fils de Ouey-yeu. & leurs amissuivirent l’avis de Pala. Le Général Mangusar fut le premier qui proposa
Meng-
(*) D’autres disent dans JVbey-tni-styc-yang-ki- eul: on ne marque pas oìi est ce Pays, maisil ne devoir pas être loin de Karakorom. Gaubil.
(f) C’esl le nom que lui donne D'Herbelot. Bibliotb. Orient, p. 358.
(j) Ni semble-1-il de leurs noms? De La Oà dit que les,Historiens Orientaux nefont aucune mention des Princes enfans de Keyúk; mais Abu'lghazi Khan , p. 376, 377.assure qu’il laissa trois fils, Khoja, Ogul & Bagu, nés d’une même mere , nommée Khamisb ,sans-doute la ffaymisb des Chinois, & la Gammish des Historiens Persans. II ajoute queBagu eut un fils qui s’appelloit Oku , qui eut dix fils. De La.Croix & cet Auteur met-tent la mort de Kayûk en 1246.
(j) L’Histoire blâme Quey-ym de n’avoir pas'gouverné par lui-même, d’avoir donnétrop de pouvoir à fa mere & aux Grands, & d’avoir trop favorisé les Bonzes d’Occident.Elle le loue de la bonté & du courage qu’il fit paroìtre à la guerre. 11 avoit commandéen Chef des armées contre la Corée, & subjugué !e Pays à'Asti, voisin de ta Mer Cas-■ pienne. Gaubil. Abu'lghazi Khan dit, qu’à sori avènement au Trône il distribua de si ma-gnifiques présens aux Grands de l’Empire, qu’il effaça tout ce que ses prédécesseurs avoiesífait en pareille occasion. Mais ce fut pour fe maintenir contre Sbelyemer,.