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SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
CHAPITRE III.
Le Regm de Mengko ou Mangû Khan.
Le régné T ’empereur Mengko avoit beaucoup d’esprit & de courage, les caísi*de Mangû. Lv p a g ne s qu’il fie dans le Chen-si & le Honan avec Toley l'on pere, ócKhan IK, j a g uerre q U ’fi fit en Occident lui donnerent beaucoup inexpérience, ilde?Mo. r connoissoit par lui-même les vastes Etats des Mongols, & la plupart desgols. Généraux Chinois, Tartares & Etrangers.. II déclara son frere Hu-pi-lay- ■ ■ — oa Kub'lay Lieutenant-Général de tous les Pays qui font au Sud du grand
Mengko Désert,c'est-à-dire de la Tartarie voisine de la grande muraille,du JLeao-quatricme ton g A fies Provinces conquises dans la Chine. II nomma des GénérauxKhm - pour commander dans le Pays d’Almalig & de Kashgar, fur le fleuve Amu,& dans les Pays voisins des rivières Irtish, Selinga, Onon, Tula & Ker-lon, & fit camper une grande armée prés de Karakorom. II se fit remet-tre les Sceaux des Mandarins & des Officiers, & publia des Loix pour leGouvernement ( a ).
Conspira - Cependant le Général Mangùsar découvrit une conspiration de plusieursthn en sa- Princes & Seigneurs en faveur d eShelyemen: ce Général fut chargé de lesvur de arrêter , & il leur fit trancher la tête. Abuìghazi Khan rapporte les circonfiSh i ra ' tances de cette conjuration de la maniéré suivante. Peu de tems aprèsmun ‘ l’élevation de Mangû-Khan à l’Empire, Shiramûn QeShelyemen des Chinois)un des petits-fils d ’CJgaâay Khan persuada aux autres Princes de la posté-rité de cet Empereur, qu’il falloit se défaire de Mangû Khan, qui avoitusurpé le Trône sur eux,&.qu’on pouvoit faire ce coup avec peu de risque,parcequ’il ne se défioit de rien. Cette proposition ayant été goûtée, Shi-ramûn prit les devans à la tête de cinq-cens hommes, & quelques chariotschargés d’armes. Mais un des gens de Mangû Khan , qui cherchoitquelques chameaux de son Maître, ayant passé proche d’un endroit où lesConjurés s’étoient arrêtés vers le foir, soupçonna que ces gens pourroientBien avoir quelque mauvais dessein, & alla fur le champ en avertir leKhan. Mangû envoya d’abord mille des principaux Officiers de ses trou-pes avec deux-mille soldats pour aller reconnoître ce qui en étoit. Sbìra-mûn , qu ils trouvèrent, leur ayant dit qu’il venoit avec fa compagniefaire fa cour au Khan, ils les menerent tous à Mangû. Ce Prince commença,par les bien régaler pendant trois jours, mais le quatrième jour, ayantinterrogé exactement quelques-uns des gens de Shiramûn fur le but de leur' Assemblée, & ayant appris par leur propre confession que leur intention étoitde se révolter, il en fit mourir quatre vingt, mais ils pardonna à Shiramûn ,áux enfans de Kayuk Khan , & à tous les autres (b). Le Moine Rubruquìs,qui fait Shiramûn frere de Kayûk Khan , raconte que le complot ayantété découvert de la maniéré qu’on vient de le voir, Mangû Khan fitmourir Shiramûn avec son fils aine & trois-cens Seigneurs Tartares, qui
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00 Gaubil, p. 109 & àiv. (G Abu'lghazi Khan, p. 380, 381.