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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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436 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Le régné dans les campagnes & fur les terres des Paysans. 11 fit faire íous main deí g ran des perquisitions fur ce sujet, dédommagea ceux qui avoient foufferr,Empereur & 2î!a jufqu’à faire mourir des Officiers considérables & à punir févére-des Mo- ment son propre fils, pour avoir un jour à la chasse gâté les terres labou-gols. rées de quelques Paysans (a).

Les Au mois de Février 1255 Hû-pi-lay fit venir auprès de lui un fameux

gols poJi~ Lettré Chinois, qui s’appelloit Hynheng, natif de Honey dans leHonan,tés. qui fe fit fort aimer des Mongols. II fe donna des peines infinies pour

1255. ] eur persuader de cultiver les Sciences; il y réussit à la fin, & ils s’y ap-pliquèrent fous lui avec tant de succès, qu’ils ne cédèrent en rien auxChinois.

La Cour Au mois de Juin de l’an 1256 Mengko donna de grands festins aux Prin-tramférée ces A aux Seigneurs ; il reçut les hommages de plusieurs Princes du Tun-« Chang- E L des Pays voisins, aussi bien que des Sultans Occidentaux. Commeu * Karakorom lui paroissoit un lieu trop incommode pour les Assemblées géné-rales & pour tenir fa Cour, il chargea un Bonze Chinois, nommé Lyeu-ping-cbong , de choisir un lieu en Tartarie, pour être déformais la Capitalede ses Etats. Ping-chong étoit homme de génie, habile dans les Mathé-matiques, l’Histoire ,& dans presque toutes les parties de la Littérature;il choisit un lieu nommé Long-kang à l’Est de la ville de Wan-cheu. Ony bâtit une grande ville, un Palais pour l’Empereur, des Palais pour lesGrands, des Temples, & des Tribunaux: on l’environna de hautes &épaisses murailles. On choisit aux environs des endroits pour la chasse,pour la pêche, & pour tout ce qui pouvoit servir à la commodité dela nouvelle ville; elle fut appellée Kaypingfu,& dans la fuite Changtû^úÌQétoit située à 42 degrés 25 minutes de Latitude, & à onze minutes cin-quante secondes de Longitude, Ouest de Peking. En peu de tems ellefut peuplée d’un nombre infini de Chinois & de Mongols. Karakoromne laissa pas d'être toujours fort considérable, & d’avoir une jurifdictiond’une plus grande étendue.

Expêdi • En 1257 Mengko envoya ordre aux Généraux qu’il avoit dans le 8e-

tiondans chuen, le Hu«quang& le Kiangnan, de fe préparer à attaquer de toutes/íChen-fl. p ar ts les Long, dc résolut d’aller lui-même en personne faire la guerre dansle Se-chuen. Avant que de quitter la Tartarie il alla honorer la mémoirede son ayeul Jenghiz Khan dans le Palais destiné à cet usage, & fit dansle mois de Juillet un sacrifice folemnel au Ciel. 11 nomma pour comman-der à Karakorom son frere Alipuko; que les Historiens Orientaux appellentArlbuga , Arìgbuka & Artikbuga , & laissa le Général dlantar pour l’aider deses conseils. II partit dans le même mois & fe rendit à la montagne deLupan dans leChen-si, oh Jenghiz Khan étoit mort. A peine y fut - ifarrivé, qu’il apprit que son frere Hû-pi-lay étoit venu avec sa famille,sansfuite & en criminel, pour fe soumettre entièrement aux ordres de l’Em-pereur; cette nouvelle toucha Mengko,& commença à dissiper les soupçonsqu’il avoit conçus contre son frere.

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(á) Gaubil, p. II2-114»