DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 451
& fa retenue le faifoient aimer & respecter de tous les Seigneurs de la Sjìctio* ]Cour. II fut choisi cette année pour être Ministre. La première chose Lqssil fit, fut d’engager Hyu-heng à revenir à la Cour, & d’apprendre de lui Lere f ef Art de gouverner. Hyu-heng n’avoit cessé d’avertir l’Empereur qu’/iM-ma étoit un méchant homme, & le chagrin q u'il conçut de le voir à la tê- Empereurte des Finances avec la qualité de Ministre, le porta à «'éloigner de la Cour, des Mo-pour fe livrer à l’étude. Gantongt ut pour compagnon & pour associé dansle Ministère un Seigneur du Pays de. Par m (*) nommé Peyen, qui étoic du qu ' cnmême caractère que lui. Peyen avoit passé fa jeunesse en Perse & en Sy- I274 'rie, & en étoit nouvellement arrivé à la fuite des Seigneurs envoyés parHolagu k Hu-pi-Iay. Ce Prince charmé des maniérés polies & de la bonnemine de peyen , voulut l’entretenir en particulier, & dès la premiere con-versation il s’apperçut que ce Seigneur étoit un grand Homme d'Etat &de Guerre. II le nomma Ministre, disant qu 'il ne convenoit pas qu’unhomme tel que Peyen fût au service d’un autre que de celui qui étoit leChef des Princes Mongols (a).
En 1266 le Taymiao fut achevé ; il y avoit autant de Sales qu’il y avoitde Princes qu’on y honoroit. Dans^ chacune il y avoit une Tablette où étoitle nom& le titre du Prince, & à côté de cette Tablette étoit une autre oùétoic le nom & le titre de la Princesse qui étoit premiere femme du Prin-ce. On mit au nombre de ces Princesses Waolihamish femme de Quey-yeu,que Mengko ou Mangu Khan avoit fait mourir. Cette même année l’Ëm-pereur , qui favoit que Te-whey étoit très habile dans l’Histoire des Leao& des Kins, lui demanda s’il étoit vrai que les Bonzes avoient été la cau-se de la ruine de Leao & les Lettrés de celle des Kins? Tc-whey réponditqu’il n’étoit pas au fait fur les Leao, mais que les Kins n’avoient pas assezemployé les Lettrés Chinois.
Au mois d’Avril de Fan 1267 l’Empereur Hu-pi-lay fit achever au Nord- La FilleEst de Yenking la ville qu’il appella Tatu ou Taytu, c’est-à-dire la Grande ^ Tatu.Cour ; on la nommoit auíìi Chong-tu , ou la Cour du milieu. Ces deux villesétoient fort près Tune de l’autre,& dévoient faire une bien grande ville.
Tatu est le gros de la ville Tartare appellée aujourd’hui Peking , la Capi-tale de la Chine (f).
Lyeu-chìng persuada à Hu-pi-lay de faire le siégé de Syang-yang & de SîegedeFanching avant que de faire la guerre fur le grand Kyang ; ce Général & ang S "Fichu furent chargés de l’entreprife. Fichu jugea qu’il falloit fortifier un yposte à l’embouchure de la rivière Pe , & cet ouvrage fut achevé au moisde Décembre. Luwen-wbang en donna avis à son frere Luvente , & lui fit
re-
00 Gaubil, p. 142 & 5à
(*) C'est un Pays de Tartarie au Nord du Pecheli, maïs Cailhil dit qu’il ne fait si leTarin d’aujourd’hui est le Parin du tems de Hu-pi-lay.
(f) C’est évidemment la líanbala ou Kambalu de M. Polo. On volt encore des restesde l’ancienne Yenking au Sud-Ouest de Peking, à la distance de quelques stades. Gaubil., Kar.baíu ou Kban-palu signifie le Palais du Khan. Khan Bulïg , ainsi que les AuteursOrientaux l’appellent, veut dire ia ville du Khan.
Lil S