DANS LE MOGOLISTAN. Liv. V. Chap. IV. 473
autres furent conduits à Nancbangfu Capitale du Kyangsi ; animés par Shi- Sisctiohsang ils aimèrent mieux souffrir la mort, que de se mettre à genoux. II -
Dans le mois de Novembre Tachû prit la ville de Quangcbeufû , Capitaledu Ouangteng, que les Européens appellent Canton} <k au mois deDécem. Khan/^brele vaisseau fur lequel étoit. l’Empereur Tuontsong faillit de périr d’un EmpereurCoup de vent près des Isles de Macao} le Prince tomba dans seau, on dcsMo-l’en retira demi mort de peur, & une grande partie des troupes périt. 11 8°î s > de-s’étoit retiré en 1276 du Fokien d’abord á Ubcycheufu dans la Province de ? U(Sl27 *'Quangtong; il envoya alors un Officier à Sûtií , pour lui déclarer qu'il étoit II offreprêt à se soumettre à Hu-pi-lay. Ce Général envoya l’Officier à Taîû , mais dcfifou-on ne dit rien du succès de cette négociation. Tuontsong quitta Ubcycheufu mettre 'pour aller à Chaocheufu t ville & port dans la partie orientale du Quang-tong, où il s embarqua dans le dessein de se retirer dans le Royaume deChenchen (*). Le Ministre Chenichong prit les devans, mais il ne revintpas, & on n’entendit plus parler de lui.
Hu-pi-lay nomma cette année des Bonzes de la Secte de Tao & de Fo Règlementpour gouverner les Bonzes de leur Secte, qui étoienc dans le Kyangnan &dans les autres Provinces méridionales., II ordonna auffi au Général S ay- onztS *ten, Arabe de Nation, de suivre l’armée qui fut commandée pour entrerdu Tunnan dans le Royaume de Myen (f) ou de Pegu (á).
Nous avons vu que le Prince Siliki , fils de l’Empereur Mengko on Révolte enMangû , avoit d’abord pris le parti à'AUpûko ou Aribuga , & ensuite s’étoit Tartarie,soumis. Le Prince Haytû l’avoit gagné depuis ce tems-là, & cette année1277 Siliki & les Princes ses alliés battirent les troupes de Hu-pi-lay dansle Pays d’Olimali ou Almalig, & firent le Prince Nanmûhan fils de l’Empe-reur & le Général Gantong prisonniers. Après ces grands avantages Silikimarcha vers l'Est avec une puissante armée,& il étoit déja arrivé au Nordde la ville de Holin ou Karakorom, lorsque Peyen,qui étoit depuis quelquetems en Tartarie, marcha à lui, & donna de grands corps de troupes auxGénéraux Liting & Tûtûha ({). Siliki ayant appris la marche de Peyen dé-campa du voisinage de Karakorom , & passa la riviere Orgûn , auprès delaquelle il se retrancha. Peyen le suivit, & s’étánt campé auíìî près de lariviere , il se saisit de tous les postes par où il pouvoit venir des vivresau camp de Siliki.
(d) Caubil, p. 179 & suiv.
Ce
(*) La partie duTongomng, qui répond à rifle de Haynan, est appellée souvent dansles Livres Chinois Chenchen ; & la mer entre Haynan L le Tongquins étoit autrefois a»pellée par les Arabes la mer de Smju Chenchen est auffi un defnoufs de la Ville Royasede la Cochinchine nommée Thoanhoa ou Stnoa. Gaubil p. ig Q . y
(t) C’est le nom que les Chinois donnent au Royaume de Pegu, & Sayten y fut envovéfur la relation qu’avoit faite du Royaume de Myen son fi] s Nafulating (vraisemblablementNasro'ddin.) Ce Pays est limitrophe de celui de Yunnan, seson les Chinois. Gaubil.
(|) II defcendoit des Princes d’une partie du Kincha ou liipjak , 6c commandoit un corpsde troupes de fa nation. Son ayeul fe soumit aux Mongols quand Chepe & Súpûtay en-crent dans leKipjak en 1223511 fit toujours la guerre avec succès, & Hu-pi-lay lui donuáles premiers postes dans i’armée. Gaubil.
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