S o5 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Le régné joyaux de la Couronne ,& de concert avec l’Officier de la Garde intérieuredc Hays- du Palais, empêcha qui que ce fût-d’entrer'jen mêmexems- il fit le malade,han ou A malgré Jes ordres réitérés & les menaces de l’Impératrice, il tint bon,A envoya fecrettement des Seigneurs de confiance à Hayshan & k Ayyuìi-' palipata pour les presser de se rendre promptement à la Cour. Le dernier
ayant reçu l’Exprès dans le mois de Février, ne savoit quel parti prendre.Limeng son Maître lui cita la Loi de Chitsu (*), qui exciuoít les bâtardsde k fucceífion, & lui représenta que' Hayshan son srere étûit à plus demille lieues de la Capitale, d’où il concluoit qu’il devoir partir avec k. Princesse fa mere pour Tatû. Limeng, qui étoit peu connu à la Cour,prit les devans, contrefit le Médecin, & comme tel fut introduit dansîa chambre d ’Alaafunj un Seigneur envoyé par l’Impératrice pour s’infor-mer de la santé du Ministre, étoit avec lui quand Limeng entra; personnene douta qu’il ne fût Médecin, & il eut tout le tems de dire ce dont ilétoit chargé de la part d 'Ayyulipalipata. 11 reprit ensuite la poste, & tan-dis opx'Alaasim dispofoit tout pour la réception du Prince, Limeng marchoitjour & nuit, & l’Impératrice fut bien surprise d’apprendre que Ayyulipa-lipata & fa mere étoient arrivés. 11s firent leur entrée de grand matindans le Palais, leur fuite étoit à cheval en grand deuil, & le Prince & famere furent conduits par Jes Officiers des Gardes dans leur ancien appar-tement (s).
Arrivée Les partisans de Honanta convinrent de le déclarer Empereur le Z dede Palipa- Mars, ils prirant ce jour pour faire semblant de célébrer la naissance à’Ay-ta, d? les y ulipalipata. Alaasun promit à Honanta de fe trouver à k Cérémonie, dcarráéf ^ àt même il fit avertir Ayyulipalipata , & lui fit savoir qu’il falloit pré-venir les auteurs du complot fans attendre l’arrivée de Hayshan. Le Prince* Tûla, qui étoit grand Capitaine, fe chargea d’amener incessamment ùnearmée, 6: avant deux jours il entra dans Tatu à la tête d’un grand corpsde troupes, fans dire à quel dessein ; mais flmpératrice vit bien qu’il nefouffriroit jamais que Honanta fut proclamé Empereur, & dès lors elle futdans de grandes craintes. Ayyulipalipata , fe voyant soutenu d’une armée àsa dévotion, fit courir le bruit que Hayshan avoit envoyé un Commissairepour s’informer de ce qui s’étoit passé à l’occasion de Honanta. Le PrinceMcngli Ternir fut arrêté, chargé de chaînes & conduit à Changtû. Aoutay& les autres Mandarins ses complices furent condamnés à k mort, maison différa l’exécution de la sentence jufqu’à l’arrivée d e. Hayshan. On postades gardes atix portes du Palais & de la ville, déserté que l’Impératrice &Honanta fe virent hors d’état de réuffir dans leur dessein, & comme pri-sonniers dans leurs Palais.
Les
(«) Gattbil, p. 233 & seiv.
r*) Titre Chinois de Hu-pi-tay. II est difficile de savoir sûrement si la Loi de Hu-pi-Iayexciuoít les enfans. nés des autres femmes que la premiere Impératrice , ou ceux qui é-toient nés d’autres que des cinq qui avoient le titre d Impératrice. Huais il est clairque Honanta , qui étoit le fils ainé de Mengkola , troisième fils de Ilu-pi-lay , étoit regardecomme bâtard. Gaubil , p. 233.