DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Liv. V. Ciiap. VI. 509les grands Mandarins vinrent en corps féliciter l’Empereur d’avoir un su- Le régnéjet aussi srncere que l’étoit Asbapimha. Ce Ministre étoit srere de Toto (a ), ^ Hays-& ils étoient petits-fils du Roi de Kangli. L’Empereur lui donna le titre han f"de Comte ou de Rang. ■ Vutfon S-
Lipi , un des grands Mandarins de Changtû, voulut punir un Lama qui hsoleneeavoit maltraité des gens du Peuple. Ce Lama & plusieurs de ses confrères des Li-armés de bâtons entrerent dans le tribunal de Lipi , 1 e battirent , &l'enfer- mas *merent dans une petite chambre. Ce Mandarin en fit ses plaintes , maison n’y eut aucun égard. Dans le même tems un autre Lama eut l’audaced’arrêter le chariot d’une Princesse en chemin, & de vouloir passer devantelle ; les gens de cette Dame voulurent arrêter le Lama , celui-ci battit laPrincesse «St continua son chemin. L’Empereur n’en fit aucune justice.
Au contraire on publia un ordre Impérial, qui portoit qu’on couperait lamain à celui qui frapperait un Lama, «St la langue à quiconque leur diraitdes injures; mais le Prince Héréditaire fit révoquer cet ordre. Un desHistoriens déclame avec beaucoup de véhémence contre ces injustices, «Sc .ajoute que les Lamas perdirent PEmpire des Yvens ; que la Dynastie„ des Han Occidentaux fut ruinée par les parens des Reines , celle des„ Haa. Orientaux par les Eunuques , celle des Tang par les grands Man- '
„ darins, «St celle des Song par les mauvais sujets”.
Les Empereurs Mongols faisoient de grandes dépenses en ciseaux, en LesEirtm-bijoux, en perles, en pierres précieuses, & en raretés de toute espece. II S gersnpri-donnoientcommiííìon à des Marchands étrangers occidentaux d’en chercher mes ‘dans les Provinces, dans les Ports de mer «St ailleurs. Ces Etrangers couraientle Pays, & porioient à la ceinture une marque, peut-être une ceinture jau-ne, telle que la portent quelquefois les Envoyés, pour faire voir qu’ils ap-partenoient à l’Empereur , & en cette qualité ils prenoient des chevauxde poste , fous prétexte de chercher des raretés pour la Cour, Mais aumois de Novembre il parut un Edit, qui défendoit de donner déformais deschevaux de poste au>: Marchands occidentaux. Dans le cours du mêmemois Chapar fils aine de Haytu , le fils aine de Tatu , ou Tuva & d’autresSeigneurs vinrent à la Cour reconnoître Haysban pour leur Souverain.
C’est à la fin de cette année qu 'Aìaasnn mourut à Karakorom en Tarta-rie , où il avoit été relégué, voici à quelle occasion.
Aontay, dont nous avons parlé, qui vouloir mettre Honanta fur leTrô Eisgracttne, étoit un homme d’une force extraordinaire, deforte que personne n’ô- Ì Alaa *soit se charger de se saisir de lui, & il étoit à craindre qu’il ne se sauvât. lun *
Le Prince Tula, descendu d’Ogotay par Myeli , entreprit de i’arrêter, sesaisit de lui avec beaucoup de résolution, «St le lia. En considération de ceservice Haysban lui conféra le titre de Regulo du Pays d’í ve. Alciafun re-présenta qu’il étoit contre les réglés observées dans la Famille. Impérialede donner ce.titre à un Prince d’une branche auffi éloignée quel'étoit Tula.
Celui-ci pour se venger accula Alaa [un, & montra ion nom parmi ceux
qui
(«) Caabil, P- 25L & fuir.
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