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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Liv.V. Chap. VIL 513

celles qu’on cultivoit ; ils trouvèrent bien des réformes à faire, & les taxes Le remefurent .réglées fur la valeur des biens. , <feAyyu!il

Au mois de Mars de l’an 1315 Ayyulipalipatci établit l'examen parmi les P a|i 'pataDocteurs, qu’on partagea en deux corps, i’un de Mongols & f autre de î u f nt 'Chinois. L’Empereur les assembla, & les fit composer en sa présence sur foilg *un sujet qu’il leur prescrivit lui-mëme. Trois de chaque corps dévoient L'exmnc»être choisis pour avoir des titres & des récompenses. Cette coutume sub- desLetiresliste encore, mais on ne fait aucune distinction des Chinois & des Tarta- étahli ’res. Les Historiens Chinois ont prodigué à cette occasion les éloges à I3IS 'Ayyulìpûipata , & Je font passer pour le plus illustre Empereur de la Dy-nastie des Toens ; mais ils le blâment de ce que dans le mois suivant il dé-clara un Eunuque Grand Mandarin, après la défense qu’il avoit publiée.

Tyc-mu-tyel , qui étoit un des principaux Mandarins pour les Finances, Effets destrouva à redire aux taxes imposées en 1314, & les augmenta dans les vexati ons.Provinces méridionales ; un de ses premiers Commis, nommé Nichamating,qui étoit Mahométan, fit toutes fortes de vexations dans leKiangsi, <&son avarice le porta à violer les tombeaux dans l’efpérance de s’enrichir. Laville de Kancbeu dans Je Chensi se révolta, & un séditieux y prit le titred’Empereur. Les Grands Mandarins de la Province étouffèrent cette ré-volte dans son origine-, Nichamating fut puni, & l’on soulagea Je Peuple, nonseulement dans le iviangíi,mais aussi dans le Chekyang,le Kiangnan & end’autres Provinces, & voici à quelle occasion.

Au commencement de cette année 1315 l’Empereur envoya des Com- LtdeVap-missaires dans tout l’Empire pour examiner la conduite des Mandarins. II paritknfut que les Peuples du Midi avoient fort souffert des vexations dé plusieurs Ca 'de ces Magistrats, & que la révolte de Kancbeu étoit l’effet de leur mau- mevaise administration. Ayyuïïpaììpata, qui ne craignoit rien tant qu’une guer-re intestine, fut dans de grandes inquiétudes, & elles redoublèrent à 1a vued’une Comete qui parut dans le mois de Novembre. Les Peuples en fu-rent frappés, parcequ’ils les regardent comme destinées à les avertir quele Ciel veut punir l’Empereur (*), & qu’il _a résolu de lui ôter l’Empirepour le donner à un autre qui en soit plus digne. Ayyulipalipaîa , un desPrinces qui a le mieux connu le génie des Chinois, fit publier après l’ap-partion de la Comete une Amnistie générale, & affranchit pour deux an-nées entieres de tout impôt le Provinces de Kiangsi A de Chekyang, quiavoient le plus souffert, & déclara que c’étoic pour les dédommager dutort qu’on leur avoit fait: les autres Provinces (f) furent soulagées à pro-

por-

(*) Les Chinois donnent à l’Empereur le titre de fils du Ciel: les réflexions que les Sa»vans de leur Nation ont faites fur l'origine & fur le sens de ce titre, ont donné souvent oc-casion de tromper les Peuples & de les porter à la révolte ; & les Grands ont plus d’unefois abusé de cette notion de fils du Ciel & des phénomènes céleíìes pour envahir l’Empi-re, prendre les armes ou exciter des troubles. Gaubil. .

(t) Les Commissaires Impériaux trouvçrent dans le district: de fiaocheu , dans le Chaníï,tin Livre, qui est une efpece de Bibliothèque des^ Auteurs, des Livres & des Sciences',composé par Matumlin natif de l.nfmg dans le même district, vers la fln de la Dynastiedes Song. Comme c’étoit un bon Ouvrage, l’Empereur ordonna de 1 imprimer en 1314.

Gaubil.

Tome XVIL Ttt