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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN"

« portion. D’un autre côté les Lettrés avoient foin par-tout de faire TélogetfÍÁyyS de TEmpereur (*); il se les avoit attachés par son goût pour les Sciences,paiipata A par ies examens ordonnés pour ceux de leur ordre en général, à pourwjmt sos Docteurs en particulier. _ _ .

fon S- L’an 1316 le Prince Hoshila , fils aîné de 1 Empereur Haysbaa , fut nom*Meng-tie mé pour gouverner le Yunnan; ce Prince en fut mécontent, quitta lasmart. Chine & alla s’établir au Nord-Ouest de la montagne de Kin Ct; ' plusieursGrands le suivirent, & des Princes de la Maison Impériale le reçurent àbras ouverts, & en particulier le Prince Chakotay. En ce tems là l’Em-pereur ordonna de bâtir à Weywley , ville d u Honan, un Palais pour ho-norer la mémoire du célébré Fikan, & un autre à Chcmg-pìng- cheu , dansle Pecheli pour honorer celle de Ti-jin-kyay; il déclara Comte le fameuxMeng'tfe ou Mencius , & donna un titre à fa mere. A la fin de Tannée ilnomma Prince Héréditaire son fils, qui étoit un Prince fore estimé (a).

. Dans le mois de Février de Tan 1317 TEmpereur. fit examiner les gre-niers publics dans toutes les Provinces, & les fit bien pourvoir. Cettemême année ce Prince fit paroître qu’il aìmoit le vm,& fe hvra plus d’u-ne fois à des excès; mais il fe corrigea fur les représentations de Ma-tsu.chang, du Pays de Tongku en Occident, qui étoit un des Censeurs de TEm-pire, ’& fort estimé par la connoissance qu’il avoit des Mathématiques &des autres Sciences.

Livres On écrivit en caractères d’or les Livres Classiques de la Secte de Fa, auCiaffìques mo is ^ Février de l’an 1318. Un Mandarin alla en Corée, & en rame-deYo ’ na un Prince exilé dans ce Royaume, ayant dessein de soulever le Peupleen sa faveur: mais ce Mandarin fut arrêté, & pum de mort avec sept de

1310 ^Eni319?V Empereur qui aimoit tendrement le Prince son fils, eut en-vie de se démettre de l’Empire, & la plupart des Grands approuvèrentson dessein ; mais un des Seigneurs de la Cour les ayant fait changer d’a-vis TEmpereur fe désista de son projet: cependant il déclara le PrinceHéréditaire Lieutenant*Général de TEmpire,&le chargea de toutes les af-faires. Chotepaìa avoit l’ame grande, & un amour & un respect vrayementfilial pour TEmpereur & pour Tlmpératrice.

Mort Je Au mois de Janvier de Tan 1320 Jyyuhpahpata tomba malade, & fal'Empc* maladie fut jugée mortelle; le jeune Prince ne quittoit m jour m mut lareur. chambre de son pere, & le chagrin que lui cauía la maladie de 1 Empereur

I320, faillit à le tuer. Sans avertir personne, il fe retira un jour dans son appar,tement, & fe mettant à genoux, s’offrit au Ciel pour mourir à la placede son pere; mais peu de jours après TEmpereur mourut ({), âgé de tren-

te-

(«) Gaubil, p. 245 & suiv.

(.) on sait qn’à la Chine les Lettrés ont beaucoup de crédit & descendant fur fesprit

des Peuples. Gaubil. „ . . ie ne r a j pas bien fa distance du mont Altay,

Ct) Montagne célébré en lai tarie; mais je ne i<u ' '

àsc T- Gaubil. nrctnìer du premier mois, & nous avons déiaviï

combien les Chinois craignent depuis long-te»* les éclipses ce JOU.- 14 . Gaubil.