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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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5 i 6 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Le régné une grande naissance beaucoup de sagesse, de modestie & de vertu : ayantâe Chote- appris la menace du Ministre elle se fit couper les cheveux, se défigura lepala i» visage, & fit serment de demeurer veuve.

ngt ong^ 'J'jjjjj jg violences indignèrent les Grands, mais ils n’osoient s’en plain-fïokncesfcQ n i L l'Impératrice ni au Prince Héréditaire, qui fut reconnu Empe-du Minif- reur au mo j s âe Mars. Après son installation Tyemutyel devint encoretre ' plus puissant, & pour se venger du sage Limeng son ennemi, il f abaissa& le mit dans une classe inférieure de Mandarins ; il fit auíli abbattre unMonument' de pierre que les Empereurs avoient fait élever à son honneur& à celui de ses ancêtres dans le lieu de leur sépulture. Limeng parut peusensible à fassront qu’on lui faisoit, & i’Empereur fut surpris d’appren-dre que ce Ministre n’avoit pas lâché le moindre mot qui sentît le murmu-re. Cette modération engagea le Prince à prendre des informations fur lesujet de Limeng , & il fit réparer les Monumens de pierre & de marbre ,le rétablit dans ses titres & dans ses emplois, & avertit Tyemutyel de bienprendre garde à f avenir de ne pas accuser des personnes d’une vertu auslireconnue Ça).

Paychft Les médians, qui ont le pouvoir en main, font ordinairement incorri-‘ìïlÉre ëikles. Ce Ministre voyoit avec beaucoup de chagrin que l’Empereur es-timoit extrêmement Paychu , Général de la Garde Impériale. Paycbu des-cendoit du fameux Muhuli par Gantong (*) ; c’étoit un jeune Seigneur sa-vant, brave, bien fait, modeste & irréprochable dans ses mœurs. L’Em-pereur, qui étoit de ce caractère, avoit toujours eu de l’inclination pourPaychu, & cette inclination se fortifioit à mesure qu’il connoissoit les gran-des qualités de son Favori. II résolut enfin de ne rien faire que de lavisde son cher Paychu, & après plusieurs refus l’obligea d’accepter la Chargede Premier Ministre. Ce Seigneur commença son Ministère par faire con-noître à l’Empereur Je tort que lui faisoit Tyemutyel, & ne lui cacha rien dece qui s’étoit passé. Choîepala étoit équitable, & très-sensible sur le poinc-d’honneur ; il fit faire des recherches des maux qu’on avoit soufferts, & ré-solut de les réparer autant qu’il lui seroit possible ; il ne voulut pas encoredégrader Tyemutyel, mais il n’eut aucune confiance en lui, & eut foinqu’il ne maltraitât qui que ce fût; & cependant il fit venir auprès de fapersonne les Princes & les Seigneurs qu’il connoissoit pour les plus sages.Chotepala Ensuite il se fit instruire à fonds des cérémonies qui s’observent au Tem-Temple de P le de . s âêtres, fans dire quel étoit son dessein; mais lorsqu’on y pensoitses and- I e moins, il manda les Princes de fa maison, & leur déclara que dans letres. mois de Novembre il vouloit aller au Palais des ancêtres en habit de céré-monie : les Grands Chinois eurent ordre de faire tout préparer, & on tra-vailla en toute diligence aux habits des Gardes,des Grands, & de tous les

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(a) Gaubìl, p. 250 & suiv.

(*)La mere de P ay c bú étoit une Princesse Je Quclye , de la famille de la Princesse Sar-but n a . femme de Toley . & mere des Empereurs LVIengko & Hu-pì-lay. Elle demeura veu-ve à vingt-deux ans, & ne voulut pas se remarier, ne Rappliquant qu’á bien élever foufils Paychu . Gaubìl.