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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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Le régnéde Chote-pa'.a »uIngtsong.

Réformede la Cour.

Faychû 2?VEmpe-reur fontajsajjmss.

5i3 successeurs de jenghiz khan

Bukharie. L’Eloge Historique de ce Seigneur attribue sa mort aux caloffi*nies de Tyemutyel & de Sonan son fils, qui ne s aimaient point, non plusque les autres Censeurs : ils représenteront à l'Elnpereur, qu’au-lieu de sa-vertir de ce qui se passoit, les Censeurs ne faisoient autre chose que par-ier mal de lui entre eux. Les Lettrés Chinois, grands ennemis de b'o , maisd’ailleurs pleins d’estime pour Chotepala, louent extrêmement le courage deces Censeurs. Dans la fuite on réhabilita leur mémoire , & l’Empereurétoit trop sage pour ne pas se repentir d’avoir suivi si imprudemment lesmouvemens de fa colore. Au mois d’Avril il fit abbattre le Temple que lesJVheyhu ou Mahométans Occidentaux avoient à Changtû, & il leur défen-dit dans la fuite d’acheter des Mongols de jeunes garçons & de jeunes fil-les pour les donner ou pour les revendre en qualité d’esclaves aux Chinois.

• En 1322 Paycbu avoit eu la permission d’aller dans le Leatong pour éle-ver un Monument de marbre, & y faire graver l’Eloge de Gantong sonaveul, mort sous le régné de Hu-pi-lay. Tyemutyel , qui de chagrin le te-ndit depuis quelque tems dans son Palais fans en 1 or tir, profita de l’absencede Paycbu pour aller 3 la Cour. Les Gardes l’arrêterent, & lui dirent qu’ilsavoient défense de le laisser entrer. La douleur que lui causa cette disgrâcele sic tomber malade, & il mourut au mois d’Août haï de tout le monde.

Au mois de Juin de fan 1323 on le priva de tous ses titres, on abbattitles Monumens de pierre A de marbre où étoit son Eloge, & l’on con-fisqua tous ses biens. Dans le même tems Paycbu fit remettre aux Provin-ces les tailles & le tribut annuel, & fit faire outre cela par-tout de gran-des largesses. La débauche, f avarice, le luxe & les autres vices étoientbannis de la Cour, & les Grands Chinois ne pouvoient se lasser d’admirerune conduite si sage dans un Prince Tartare, âgé de vingt & un an.

Tandis que tout fembloit promettre les tems les plus heureux, Tyeshe jfils adoptif de Tyemutyel & un des principaux Seigneurs de la Cour, necherchoit qu’à se venger de l’affront fait à son pere & de la confiscationde ses biens. U sonda plusieurs Princes mécontens, auffi-bien que les pa-rons & les amis des Mandarins, qu’on avoit fait mourir au mois d’Avril1320, & ensuite il s’assura de plusieurs Officiers & soldats à fa dévotion.Le troisième de Septembre l’Empereur étant à Changtu & ne pouvantdormir, il ordonna de faire des prières k Fo. Tyeshe ôc ses complices fu-rent saisis de crainte ; ils avoient engagé les Lamas à demander qu’on fîtdes sacrifices à Fo, comme Tunique moyen de détourner les maux dontl’Empire étoit menacé. Paycbu renvoya les Lamas , & les traita de gensqui ne songeoient qu’à attrapper de l’argent, & qui réellement proté-geaient des scélérats. Ces paroles furent entendues des confidens de Tyeà,qui étoit un des Officiers qui commandoient les Gardes ; & fur le champles Seigneurs Chinkin Tcnmr, Syen Tcmur, ci-devant Ministres, le PrinceGantipwobaôc autres s’aííêmblerent, & délibérèrent fur les moyens de n’êtrepas prévenus par Paycbu, dont ils redoutoient la vigilance, la probité &la valeur. Desorce que la même nuit Tyeshe suivi de plusieurs soldats tuace Ministre, & ensuite entra dans la tente de l’Empereur, qu’il trouvaau lit, 6 c qu’il tua auffi de fa propre nruo. L’endroit où cet assalììnat

fut