Le régnéde Chote-pa'.a »uIngtsong.
Réformede la Cour.
Faychû 2?VEmpe-reur fontajsajjmss.
5i3 successeurs de jenghiz khan
Bukharie. L’Eloge Historique de ce Seigneur attribue sa mort aux caloffi*nies de Tyemutyel & de Sonan son fils, qui ne s aimaient point, non plusque les autres Censeurs : ils représenteront à l'Elnpereur, qu’au-lieu de sa-vertir de ce qui se passoit, les Censeurs ne faisoient autre chose que par-ier mal de lui entre eux. Les Lettrés Chinois, grands ennemis de b'o , maisd’ailleurs pleins d’estime pour Chotepala, louent extrêmement le courage deces Censeurs. Dans la fuite on réhabilita leur mémoire , & l’Empereurétoit trop sage pour ne pas se repentir d’avoir suivi si imprudemment lesmouvemens de fa colore. Au mois d’Avril il fit abbattre le Temple que lesJVheyhu ou Mahométans Occidentaux avoient à Changtû, & il leur défen-dit dans la fuite d’acheter des Mongols de jeunes garçons & de jeunes fil-les pour les donner ou pour les revendre en qualité d’esclaves aux Chinois.
• En 1322 Paycbu avoit eu la permission d’aller dans le Leatong pour éle-ver un Monument de marbre, & y faire graver l’Eloge de Gantong sonaveul, mort sous le régné de Hu-pi-lay. Tyemutyel , qui de chagrin le te-ndit depuis quelque tems dans son Palais fans en 1 or tir, profita de l’absencede Paycbu pour aller 3 la Cour. Les Gardes l’arrêterent, & lui dirent qu’ilsavoient défense de le laisser entrer. La douleur que lui causa cette disgrâcele sic tomber malade, & il mourut au mois d’Août haï de tout le monde.
Au mois de Juin de fan 1323 on le priva de tous ses titres, on abbattitles Monumens de pierre A de marbre où étoit son Eloge, & l’on con-fisqua tous ses biens. Dans le même tems Paycbu fit remettre aux Provin-ces les tailles & le tribut annuel, & fit faire outre cela par-tout de gran-des largesses. La débauche, f avarice, le luxe & les autres vices étoientbannis de la Cour, & les Grands Chinois ne pouvoient se lasser d’admirerune conduite si sage dans un Prince Tartare, âgé de vingt & un an.
Tandis que tout fembloit promettre les tems les plus heureux, Tyeshe jfils adoptif de Tyemutyel & un des principaux Seigneurs de la Cour, necherchoit qu’à se venger de l’affront fait à son pere & de la confiscationde ses biens. U sonda plusieurs Princes mécontens, auffi-bien que les pa-rons & les amis des Mandarins, qu’on avoit fait mourir au mois d’Avril1320, & ensuite il s’assura de plusieurs Officiers & soldats à fa dévotion.Le troisième de Septembre l’Empereur étant à Changtu & ne pouvantdormir, il ordonna de faire des prières k Fo. Tyeshe ôc ses complices fu-rent saisis de crainte ; ils avoient engagé les Lamas à demander qu’on fîtdes sacrifices à Fo, comme Tunique moyen de détourner les maux dontl’Empire étoit menacé. Paycbu renvoya les Lamas , & les traita de gensqui ne songeoient qu’à attrapper de l’argent, & qui réellement proté-geaient des scélérats. Ces paroles furent entendues des confidens de Tyeà,qui étoit un des Officiers qui commandoient les Gardes ; & fur le champles Seigneurs Chinkin Tcnmr, Syen Tcmur, ci-devant Ministres, le PrinceGantipwobaôc autres s’aííêmblerent, & délibérèrent fur les moyens de n’êtrepas prévenus par Paycbu, dont ils redoutoient la vigilance, la probité &la valeur. Desorce que la même nuit Tyeshe suivi de plusieurs soldats tuace Ministre, & ensuite entra dans la tente de l’Empereur, qu’il trouvaau lit, 6 c qu’il tua auffi de fa propre nruo. L’endroit où cet assalììnat
fut