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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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Section

I

TroublesG? Révol-tes , fousTouhan-temûr ouChunti.

Décision

d’une

Question.

Conspira-tion de

Tankishi.

53Z . SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

sortes d’endroits ; ils ont mis ses fautes & ses défauts dans tout leur jour ;ils ont marqué exactement les famines, les inondations, les maladies épi-démiques, les tremblemens de terre, les chûtes de montagnes, les Comè-tes, les Eclipses, & autres choses qu’ils ont cru propres à faire voir quel'ouhan-temur ne devoit pas jouir de l’Empire , & que ce fut avec justiceque les Ming ou Ta-ming l’enleverent aux Mongols (s).

Au mois d’Octobre on décida une question, qui exerça tous les LettrésChinois. ' Plusieurs Impératrices, & entre autres Chingko premiere femmede Hayshan , n avoient point de tablettes auprès de celles des Empereursleurs époux, fous prétexte qu’elles n’avoient point eu d’enfans, tandisqu’on voyoit les tablettes des Princesses, qui n’étoient que secondes &troisièmes femmes des Empereurs, parce qu’elles avoient eu des enfans,honorés ensuite du Titre d’Empereur. Les Meres d cHoshila & àzTntcmuravoient leurs tablettes, & on les y traitoit d’ímpératrices, quoiqu’elleseussent vécu en même tems que Cêr»§ 6 o, qui étoit la premiere femme, &qui avoit le rang <3í le titre d’Impératrice. _ Un des Grands Mandarins,consulté par Peyen , répondit que Chingko , quoique sans enfans, devoit jouiraprès fa mort des honneurs d’Impératrice, à que c’étoit une indécenced’honorer comme Impératrices celles qui réellement n’avoient été que con-cubines. Un autre Mandarin, ennemi de celui qui parloit en faveur deChingko, cita l'exemple de Taytfong, Empereur de la Dynastie des Tang,qui donna, dit-il, à deux Dames le Titre d’Impératrice. Le Mandarinqui vouloir que Cbingkçfc ule eût des tabl.ettes, ne fut nullement embarassé jau-!ieu de développer le trait d’Histoire cité par son adversaire, il remontajusqu’à l’Empereur Tao , & assura que ce Prince ne mit pas la tablette defa mere auprès de celle de Tiko son pere, parcequ’elle n’étoit pas Impéra-trice. Tout le monde applaudit à cette réponse. Peyen récompensa le Man-darin , & Chingko eut sa tablette près de celle de Hayshan son mari.

La mort de Satun frere de Yentemur , qui arriva en 1335, fut i'occasionde la perte de son illustre & puissante famille. Tangkiski s’attendoit à êtrerevêtu d’une bonne partie des grandes Charges de íbn oncle, & tout futdonné à Peyen , qui se vit par-là le premier Seigneur de la Cour. Tangkishi ,Prince d’un naturel fier, & peu réservé dans ses paroles, le plaignit hau-tement de l’injustice qu’on lui faisoic, & fit valoir plus qu’il neconvenoicles services que ses ancêtres avoient rendus à fEmpire; il parla en mêmetems de Peyen avec mépris, disant que ce n’étoit pas un homme qui mé-ritât une si grande élévation ; & de concert avec Talyentaìi son oncle pa-ternel prit des mesures pour mettre fur le Trône Vanghotemur, fils du Princerebelle Sìlïki , tué en Tartarie du tems de Hu-pi-lay. Talyentaìi avoit re-fusé plusieurs fois d’obéir aux ordres qu’il avoit de lè rendre à la Cour. Laconspiration qu’on tramoit fut découverte par un Prince du Sang , 6cPeyen fut chargé d’arrêter les Conjurés. Au mois de Juin Tangkishi cachaune troupe de soldats à l’Est de la ville de Changtû, où étoit alors la Cour,& le 30 du mois il devoit attaquer le Palais de tous côtés. Peyen Je pré-vint

(a) Qauhil , I-Iist. de Gentcbifc. p. Sfo & là