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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Liv.'V. Chap.XIL 533vint & se saisie de lui & de Targaì son frere, pendant qu’ils étaient tousdeux au Palais. Tangkishi fut tué fur le champ, Targaì s’enfuit, ik touttremblant se sauva dans la chambre même de Fimpératrice fa sœur: cettejeune Princesse fut effrayée de voir son frere blessé, & fui demander iavie en pleurant. L’Impératrice instruite de ce qui se passoic, voulut sau-ver son frere, mais ce fut en vain ; des.Seigneurs entreront l’épée à la maindans fa chambre, & massacrèrent Targaì en fa présence.

T cy en informa FEmpereur de tout, & ce Prince, au-lieu de punir sévé-renient ceux qui avaient osé entrer ainsi les armes à la main dans Fappar-tement de Fimpératrice, consentit queiYytf» se saisît d’elle & la fît mou-rir. En conséquence de cette permission ce Ministre sanguinaire alla droità la chambre de cette Princesse, qui voyant qu’il venoit pour la prendrefit un grand cri, & se jettant à genoux devant FEmpereur le supplia delui sauver la vie. Ce Prince cruel lui reprocha la révolte de son oncle 6cde ses deux freres, & lui dit qu’il ne pouvait la secourir. Ces dures paro-les furent fa sentence de mort. Peyen se saisit d’elle, la conduisit dans unemaison d’un village voisin, & la tua de sa propre main. Talyentali se dé-fendit du mieux qu’il put, & après plusieurs efforts inutiles quhl fit avecles Seigneurs qui étaient de son complot, il se réfugia auprès du PrinceVbangbotemur , où il fut arrêté, & ce Prince le tua lui-même.

Malgré les représentations des Lettrés, un grand Seigneur Mongol fitabolir Fexamen de ceux de leur ordre. Les Chinois en témoignèrent par-tout leur mécontentement ; ils firent des recherches fur la vie de ce Tar-táre, & trouverenc assez de fautes dans fa conduite pour le rendre suspeàà Peyen , qui le fit releguer, & peu après il mourut dans le lieu de son exil.

En 1337 il y eut des troubles dans les Provinces de Quangton, de Ho-nan, de -Sechuen & de Ivokonor ; le peuple paraissait mécontent de l’Em-pereur, & décriait fa conduite. On défendit aux Chinois d’apprendre leMongol, &d’avoirdes armes. Dans le même tems FEmpereur déclara unePrincesse de Hongkila Impératrice. Au mois de Mai il parut une Camete,qui fut visible pendant foixante-trois jours ; son cours fut depuis les Pléya-des jusqu’à la tête du Scorpion (*).

Macbartay , frere cadet de Peyen , avoit les bonnes qualités de ce Ministrefans en avoir les défauts. 11 était bon Général, aimé & estimé des trou-pes; FEmpereur voulut lui donner le Titre àeVang ou de Régula, mais ille refusa constamment. Une des mauvaises qualités de Peyen étoit d’etrecruel & sanguinaire: il proposa à FEmpereur de faire mourir tous ceuxdont le Seing (f) étoit Chang , V:ing , Lyeu , Li & Cbao: on ne dit pas laraison de cette barbare demande, mais elle fut rejettée, & attira à Peyenun nombre infini d’ennemis (a).

To -

(a) Gauliî, p. 272 & íuív.

(*) Cette maniéré Chinoise d’exprimer le cours de la Coinete mériteroit explication.

Gaubil. .

(f) 11 nous semble que cet endroit auroit autant beiom d explication , que ce qui re-garde le cours de la Comète.

Xxx 3

Section

I

Troublesb Révol-tes , fousTouhan-temûr ouChunti.

U Impéra-trice esttuée.

Examenssupprimés .

Troubles.

1337.