DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Liv.'V. Chap.XIL 533vint & se saisie de lui & de Targaì son frere, pendant qu’ils étaient tousdeux au Palais. Tangkishi fut tué fur le champ, Targaì s’enfuit, ik touttremblant se sauva dans la chambre même de Fimpératrice fa sœur: cettejeune Princesse fut effrayée de voir son frere blessé, & fui demander iavie en pleurant. L’Impératrice instruite de ce qui se passoic, voulut sau-ver son frere, mais ce fut en vain ; des.Seigneurs entreront l’épée à la maindans fa chambre, & massacrèrent Targaì en fa présence.
T cy en informa FEmpereur de tout, & ce Prince, au-lieu de punir sévé-renient ceux qui avaient osé entrer ainsi les armes à la main dans Fappar-tement de Fimpératrice, consentit queiYytf» se saisît d’elle & la fît mou-rir. En conséquence de cette permission ce Ministre sanguinaire alla droità la chambre de cette Princesse, qui voyant qu’il venoit pour la prendrefit un grand cri, & se jettant à genoux devant FEmpereur le supplia delui sauver la vie. Ce Prince cruel lui reprocha la révolte de son oncle 6cde ses deux freres, & lui dit qu’il ne pouvait la secourir. Ces dures paro-les furent fa sentence de mort. Peyen se saisit d’elle, la conduisit dans unemaison d’un village voisin, & la tua de sa propre main. Talyentali se dé-fendit du mieux qu’il put, & après plusieurs efforts inutiles quhl fit avecles Seigneurs qui étaient de son complot, il se réfugia auprès du PrinceVbangbotemur , où il fut arrêté, & ce Prince le tua lui-même.
Malgré les représentations des Lettrés, un grand Seigneur Mongol fitabolir Fexamen de ceux de leur ordre. Les Chinois en témoignèrent par-tout leur mécontentement ; ils firent des recherches fur la vie de ce Tar-táre, & trouverenc assez de fautes dans fa conduite pour le rendre suspeàà Peyen , qui le fit releguer, & peu après il mourut dans le lieu de son exil.
En 1337 il y eut des troubles dans les Provinces de Quangton, de Ho-nan, de -Sechuen & de Ivokonor ; le peuple paraissait mécontent de l’Em-pereur, & décriait fa conduite. On défendit aux Chinois d’apprendre leMongol, &d’avoirdes armes. Dans le même tems FEmpereur déclara unePrincesse de Hongkila Impératrice. Au mois de Mai il parut une Camete,qui fut visible pendant foixante-trois jours ; son cours fut depuis les Pléya-des jusqu’à la tête du Scorpion (*).
Macbartay , frere cadet de Peyen , avoit les bonnes qualités de ce Ministrefans en avoir les défauts. 11 était bon Général, aimé & estimé des trou-pes; FEmpereur voulut lui donner le Titre àeVang ou de Régula, mais ille refusa constamment. Une des mauvaises qualités de Peyen étoit d’etrecruel & sanguinaire: il proposa à FEmpereur de faire mourir tous ceuxdont le Seing (f) étoit Chang , V:ing , Lyeu , Li & Cbao: on ne dit pas laraison de cette barbare demande, mais elle fut rejettée, & attira à Peyenun nombre infini d’ennemis (a).
To -
(a) Gauliî, p. 272 & íuív.
(*) Cette maniéré Chinoise d’exprimer le cours de la Coinete mériteroit explication.
Gaubil. .
(f) 11 nous semble que cet endroit auroit autant beiom d explication , que ce qui re-garde le cours de la Comète.
Xxx 3
Section
I
Troublesb Révol-tes , fousTouhan-temûr ouChunti.
U Impéra-trice esttuée.
Examenssupprimés .
Troubles.
1337.