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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Lîv. V. Ciïai». XII. 539

„ pris la doctrine de Fo". Ce Discours révolta contre le Prince tous les SectionLettrés & les Docteurs Chinois, qui n’eurent jama'is qu'uné idée peu avan- Ltageufe de lui, le jugeant trés-peu propre à gouverner leur Pays, parce- £ r ^ g fqu’il ne vouloit ou ne pouvoit comprendre les Livres, qui selon eux sont f íS s 0 l° s 'íi propres à apprendre à bien, gouverner (a). . , . Touhan-

Ama & Suefiiè , deux freres natifs du Pays de Kangli étoient alors très- temûr oupuissans à la Cour, & quoique fort décriés par le dérèglement de leurs Chuntî.mœurs ils a voient les entrées libres au Palais de l’ímpératrice Ki, où on procédéles voyoit continuellement. Les Censeurs de l’Empire & les Grands Chi- arbitrai-nois blâmèrent hautement une pareille conduite, & deux entre autres s’enplaignirent à l’Empereur. Ama aigrit i’esprit de l’Impératrice par des rap-ports artificieux: cette Princesse porta ses plaintes à Touhan-temûr , & de-manda qu’on punît les deux Mandarins, comme des calomniateurs qui en-treprenoient de noircir fa réputation. L’Empereur irrité relégua les deuxMandarins, & l’un mourut dans le lieu de son exil. Cette conduite paruttyrannique aux Chinois, parceque les Mandarins n’avoient fait que leurdevoir. Ama, qui joignoit à beaucoup de mauvaises qualités celle d’êtredébauché à l’excès, passoit pour être celui qui contribuoit le plus à cor-rompre l’Empereur , qu’on voyoit donner dans les plus grandes débau-ches , abandonner entièrement le foin des affaires, & donner toute fa con-fiance à des gens fans honneur, fans capacité, & fans mœurs.

Les résolutions qu’on prit en 1351 fur le nouveau cours qu’on avoit pro* Le projetposé de donner au Whangbo (*; ou Riviere jaune, augmenterent considéra- touchantblement les troubles & le mécontentement. Kialu , dont nous avons par- /*Whan-.lé,appuyé de Toto, avoit persuadé à l’Empereur de faire passer commeautrefois le Wbangho par le Pays de Taymingfu dans le Pecheli, & de le hkufaire décharger dans la Merde Tyen-tjìn-noey. En attendant Chengt/un ,Président dut Tribunal des Ouvrages publics, étoit allé avec des Mathéma-ticiens de Kayfongfu Capitale du Honan à Tamingfu, & en d’autres lieux;

& après avoir examiné & nivelle le terrein il assura que l’ancien lit qu’onvouloit creuser de nouveau étoit impraticable, qu’on feroit trop de dé-pense, & que le Chantong feroit ruiné. On se servit de toutes fortes demoyens pour faire changer le Président d’opinion, il répondit qu’il mour-roit plutôt que de dire le contraire de ce qu’il penfoit dans une matière decette importance, & qui intéressent fi fort le Lien public. Chengtfun futdonc dépouillé de fa Charge, qu’on donna k Kialu, & on ajouta aux Titresde Toto, son protecteur, celui de Targhan («).

Les travaux que l’on fit pour le Wbangho ruinèrent une infinité de gens,firent imposer de nouvelles taxes^ & les Paysans ne pouvoient souffrir devoir prendre leurs Terres, & d’être transportés ailleurs. Le mécontente-ment devint général, & dans toutes les Provinces différons Chefs de parti

ani-

(íí) Gaubil, p* 281-284» Idem, p. 284,285*

(*) A cette occasion le P Gaubii fait l’Histoire des divers changemens arrivés dans lecours du PFhatì^bo depuis les plus anciens teins. Le détail qu’il en fait est tiré des AuteursChinois.

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