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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Liv. V. Chaï. XII. 541

Courriers dans tous les villages voisins pour couper le chemin aux troupes Sectiohde Poktemur , & pour les obliger à faire leur devoir. Yesyentemur Officier *•Tartare seconda Lifu,& ayant joint leurs troupes ils défirent un détache-ment de vingt-miile hommes de farinée de Tsucheubey. Lifu fit ensuite "abattre beaucoup d’arbres, & les ayant fait lier ensemble les fie jetter dans Touhaiule Kiang, pour arrêter la Flotte des Rebelles. , Elle parut bientôt voguant temûr ouà pleines voiles à la faveur du courant, mais Tobstacle imprévu qu’eilc chunti * _ -rencontra ne lui permit pas d’approcherde Kieukiangfu , ni d’éviter les "

fléchés enflammées que Lisu fit tirer, qui brûlèrent beaucoup de barques («).

Dans le tems que Lifu étoit occupé à servir Touhan-tcmur avec tant dezele, le Général Tukyenpuwba avoit pris la fuite par la porte du Nord, laplupart des autres Officiers Tartares imitèrent ce pernicieux exemple, &l’armée de Tsucheubey fe difpofoit à entrer dans la ville. Alors Lifu pritce qui restoit de troupes fideles, & avec un de ses neveux qui étoit tou-jours à ses côtés, il monta fur les remparts pour éviter toute surprise. Lesennemis après ayoir brûlé la porte occidentale vinrent attaquer celle del’Orient, & malgré les efforts de Lisu ils entrerent dans la ville. Ce bra-ve homme à cheval fe défendit dans les rues, mais les forces lui manquantil cria tout haut, tuez-moi, mais épargnez les habit ans ; à ces mots lui &son neveu furent taillés en pieces. Les habitans pleurèrent fa mort, & l'Em-pereur lui donna de grands Titres d’honneur. Lifu étoit un des premiersMandarins de Kyeukyangfu, & les Annales de cette ville l’ont mis au nom-bre des plus illustres de ceux qui l’ont gouvernée.

II y eut cette année un tremblement de terre extraordinaire à Longs Caï&mithdans le Chensi, & pendant cent jours on sentit de violentes secousses. On Pst bl si’ ies »trouva des arcs de neuf à dix pieds, dont on ne favoit pas l’antiquité. A u %/ssfs.commencement de Tannée la famine & la maladie firent périr neuf-cens /«.mille âmes. Dans le seul district de Tamingfu y dans le Pecheli, la famineemporta au mois de Juin cinq-cens-mille personnes. L’Empereur ordonnaqu’on donnât aux Chinois des Emplois dans les Tribunaux des Provinces quifont au Sud du Kiang, jufques-là ils n’avoient été ordinairement employésque pour le Commerce & la Littérature. En ce tems-là TEmpereur appritavec beaucoup de chagrin la mort du Général Taypuwba, qui avoit ététué par les troupes d q Fangquechen fur la côte du Cbekyang. Un parentdu Pirate le fit tomber dans le piege ; quand il s’apperçut qu’il étoit tra-hi, il tua le traître auffi bien que les autres dont il fedéfioit; mais ayantété enveloppé de tous côtés, il fut massacré après avoir fait une courageu-se résistance. Dans le même tems T armée du rebelle Lyeufutong diiîìpacelle de Yesyentemur frere de Tom, qui abandonna la campagne aux enne-mis , & fe retira à Kaysongsu Capitale du Hon an.

L’Empere,ur envoya un autre Général^ fa place, & fe contenta de di- Injustice à*re que Tcsyenteinur ne favoit pas Je Metier de la guerre : mais plusieurs Toto.Grands Mandarins Taccuferent d’avoir perdu une armée, & d’avoir par falâcheté déshonoré TEmpire des Mongols. Touhan-temur, au-lieu de faire

(s) Gaubil, p. 285-288.

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