54 L SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Samoa un exemple d’une si grande faute, confia le soin d’examiner l’affaire à Ta-io, qui se conduisit très-mal dans cette occasion; non seulement il soutint&RévoL ^ on ^ rere > mais même il accusa & fit déposer plusieurs des Mandarins, quim fous " avoient accusé Tefyentemur. Parmi les Seigneurs de mérite & les plus ea*Touhan. pabîes de servir s Etat écoit Torchipan , delcendant à la septième généra*tcmûr ou cion de l’illustre Moholì ou Muhulu 11 avoit d’abord été Ministre, & étoittrès-capable de rétablir les affaires; mais il se dégoûta, parcequ’on n’écou-toit pas ses sages conseils; & i.l ne voulut jamais avoir la moindre partaux intrigues criminelles de ceux qui gouvernoient l’esprit de Touban-te *mur. Torchipan étoit habile dans les Sciences Chinoises, il entendoit lesMathématiques â f Art Militaire; mais comme il fut un de ceux qui pa-rurent le plus indignés contre Tefyentemur, Toto le fit exiler, & il mou-rut bientôt après âgé de quarante ans à JVhangcheufu dans le Huquang.Cette conduite à l’égard d’un des premiers & des plus illustres Seigneursde l’Empire fit beaucoup de tort à Toto, & nuisit infiniment aux affai-res de l’Empereur.
les Rehei - La Cour fut fort allarmée de la nouvelle de la prise de Hangcbeufu Ca-pitale du Chekyang, qui fut emportée au mois de Juillet par les troupesíluxol’ca- Tsucheiéey. L’Empereur craignant de perdre les Provinces méridio-/«. nales, fit marcher une puissante armée fous les ordres de Kiaouba & deTongpofiao. L’armée ayant passé le grand Kyang, Kiaouba demanda l’avisdes autres Officiers Généraux. Tongpofiao dit, que comme les rebellesseroient infailliblement plongés dans toutes sortes de débauches dans uneville si riche & si délicieuse, ils ne seroient pas en état de résister, &qu’il falloit aller attaquer Hangcbeufu. Après bien des débats cet avis focsuivi, & la ville fut attaquée avec beaucoup de résolution. D'autre parcles rebelles firent de fréquentes sorties, & il se donna sept batailles des plussanglantes, mais après un grand carnage la ville fut reprise. Ce grandéchec affoiblit beaucoup le parti de Tsucheuhey , qui y perdit d’excellensOfficiers & plus de quarante-milie soldats. On trouva dans l’armée enne-mie plusieurs Magiciens, Bonzes de la Secte de Tao;on les fit mourir, &on brûla leurs Livies de Magie (a).
Th défont A u mois d’Août Toto demanda la permission d’aller faire le siégé de Tfiu-cbeiiy ville du Kiangnan , occupée par les troupes de Lycufutong. Micul-%nímr makomo (*), Président du Tribunal de la guerre, fît des éloges outrés deGénérai Toto. Ce Général attaqua la ville parla porte occidentale j les assiégésprisonnier .firent une grande sortie, mais ayant é;é repoussés Tsucbeu fut prise & rui-née. ' loto suc récompensé, & eut ordre de revenir incessamment à la Cour.
Le Général /hfian commandoit les Mongols dans le Kiangsi, & étoit
fort
(«) Gaubil, p. 288 & suiv.
(*) C’eíì un seul mot: c’étoit un Etranger, dont on ne dit pas le Pays. Gaubil Cet-te remarque suppose, semble-t-il. que la plupart des 110111s qu’il rapporte, consistent eaplusieurs mots, quoique joints ensemble. Cependant nous n’avons gueres séparé que desnoms Chinois, .qjuoiqu’ils soient composés de plusieurs monosyllabes. & écrits à la Chi-noise.