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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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54 L SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

Samoa un exemple d’une si grande faute, confia le soin d’examiner l’affaire à Ta-io, qui se conduisit très-mal dans cette occasion; non seulement il soutint&RévoL ^ on ^ rere > mais même il accusa & fit déposer plusieurs des Mandarins, quim fous " avoient accusé Tefyentemur. Parmi les Seigneurs de mérite & les plus ea*Touhan. pabîes de servir s Etat écoit Torchipan , delcendant à la septième généra*tcmûr ou cion de l’illustre Moholì ou Muhulu 11 avoit d’abord été Ministre, & étoittrès-capable de rétablir les affaires; mais il se dégoûta, parcequ’on n’écou-toit pas ses sages conseils; & i.l ne voulut jamais avoir la moindre partaux intrigues criminelles de ceux qui gouvernoient l’esprit de Touban-te *mur. Torchipan étoit habile dans les Sciences Chinoises, il entendoit lesMathématiques â f Art Militaire; mais comme il fut un de ceux qui pa-rurent le plus indignés contre Tefyentemur, Toto le fit exiler, & il mou-rut bientôt après âgé de quarante ans à JVhangcheufu dans le Huquang.Cette conduite à l’égard d’un des premiers & des plus illustres Seigneursde l’Empire fit beaucoup de tort à Toto, & nuisit infiniment aux affai-res de l’Empereur.

les Rehei - La Cour fut fort allarmée de la nouvelle de la prise de Hangcbeufu Ca-pitale du Chekyang, qui fut emportée au mois de Juillet par les troupesíluxol’ca- Tsucheiéey. L’Empereur craignant de perdre les Provinces méridio-/«. nales, fit marcher une puissante armée fous les ordres de Kiaouba & deTongpofiao. L’armée ayant passé le grand Kyang, Kiaouba demanda l’avisdes autres Officiers Généraux. Tongpofiao dit, que comme les rebellesseroient infailliblement plongés dans toutes sortes de débauches dans uneville si riche & si délicieuse, ils ne seroient pas en état de résister, &qu’il falloit aller attaquer Hangcbeufu. Après bien des débats cet avis focsuivi, & la ville fut attaquée avec beaucoup de résolution. D'autre parcles rebelles firent de fréquentes sorties, & il se donna sept batailles des plussanglantes, mais après un grand carnage la ville fut reprise. Ce grandéchec affoiblit beaucoup le parti de Tsucheuhey , qui y perdit d’excellensOfficiers & plus de quarante-milie soldats. On trouva dans l’armée enne-mie plusieurs Magiciens, Bonzes de la Secte de Tao;on les fit mourir, &on brûla leurs Livies de Magie (a).

Th défont A u mois d’Août Toto demanda la permission d’aller faire le siégé de Tfiu-cbeiiy ville du Kiangnan , occupée par les troupes de Lycufutong. Micul-%nímr makomo (*), Président du Tribunal de la guerre, fît des éloges outrés deGénérai Toto. Ce Général attaqua la ville parla porte occidentale j les assiégésprisonnier .firent une grande sortie, mais ayant é;é repoussés Tsucbeu fut prise & rui-née. ' loto suc récompensé, & eut ordre de revenir incessamment à la Cour.

Le Général /hfian commandoit les Mongols dans le Kiangsi, & étoit

fort

(«) Gaubil, p. 288 & suiv.

(*) C’eíì un seul mot: c’étoit un Etranger, dont on ne dit pas le Pays. Gaubil Cet-te remarque suppose, semble-t-il. que la plupart des 110111s qu’il rapporte, consistent eaplusieurs mots, quoique joints ensemble. Cependant nous n’avons gueres séparé que desnoms Chinois, .qjuoiqu’ils soient composés de plusieurs monosyllabes. & écrits à la Chi-noise.