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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Liv. V. Chai*. XII. 549

Grands conseilloient à l’Erapereur de se retirer, & de transporter Ja Cour Sectionailleurs; le Ministre Taiping s y opposa, & on fit venir des troupes de tous II.côtés. Lieu Karapuivha attaqua les ennemis à quelques lieues de la ville, àEàles défit, & contraignit Maoquey qui les commandoit de se retirer à Tfi- í Chù ° unanfû. Taypimha,Gé néral Tartarede sillustre famille deHongkila, étoit &c.dans le Pecheli ; il refusa de recevoir les ordres de Taiping , dont il étoit — > ..ennemi ; ce Ministre l’accusa de négligence dans le Service, & on le con-damna à la mort.

Chu se faisoit admirer dans les Provinces méridionales ; à la tête de cent- Succès demille hommes il prit au mois de Décembre Ucheu (*), & ayant assemblé Chû.ses Généraux on conclut de ne massacrer ni de piller. Tandis que ce Chefde parti (f) prenoic de bonnes mesures pour se maintenir dans le Midi,Oiianjy.nfcng , un des Généraux des Song, pénétra dans leLeaotong, pillaLyaoyang , & marcha vers la Corée. A son retour il attaqua & prit Chang-tu , & brûla cette belle ville avec le magnifique Palais que 1 Empereur tìu-pi-'lay y avoit fait bâtir. Un grand Mandarin présenta là-dessus un Mé-moire à TEmpereur, dans lequel il exhortoit ce Prince à réformer ses mœurs& à suivre la Loi du Ciel (H- On loua le zele du Mandarin, & ce fut toutle fruit de son Mémoire, L’amour du plaisir avoit rendu Touhan-temûr in-sensible aux maux de l’Empire,& il est peu d’exemples d’unPrince st puis-sant , auslì peu touché de la perte de ses Etats.

Maoquey , un des principaux Généraux des Song, fut tué au commence- A- partiment de l’année 1359 par un Chinois dans le Chantong. Plusieurs Officiersqui avoient servi sous lui, vinrent exprès deLeaotong pour venger fa mort& tuer l’assaffin. Ces meurtres mirent la division dans le parti des Song, dqui depuis ce tems-là s’affoiblit de jour en jour. \

Peyen-pûwhatekin , Prince Igur, descendant d ’ltugû ou Jâikût,. dont ona parlé dans l’Histoire àç. Jenghiz Khan ì con\vn'màoït en 1358 à Kûcheufu,place considérable duChekyang. Lorsque ce Prince, qui étoit brave,sutque Sìncheu , aujourd’hui Quangfinfû dans le Kiangsi, étoit assiégée, il mar-cha au secours de cette place. Quand il approcha Tafingnû Prince duSang,

& le Général Hayîûting qui étoit un Etranger d’Occident, vinrent au de-vant de lui, & lui cédèrent le commandement; & malgré Chen-yeu-lyang ,qui assiégeoit la ville, il y entra avec ses troupes; & après avoir visitétous les postes il fit serment de la défendre, jusqu’à la derniere extrémité.

Tashingnu , Hayîûting & les autres Officiers en firent autant, tant la belle

dé-

(*) Nous conjecturons que c’est Ucheusú fur la frontière orientale du Quangíî, maisnousn’en avons point de certitude ,-parce que nocre Auteur n’est pas exact à ajouter S der-niere syllabe, qui sert à distinguer le rang des villes, coinme nous venons de le remarquer.

' (j) II est remarquable que Chû n’est nulle part qualifié de rebelle, comme les autresChefs de parti, & ses partisans ne font point appellés rebelles, parcequ’il fut heureux; lesChinois le regardent comme leur Libérateur , qui les a affranchis du joug des Mongols.

(i) Par la Loi du Ciel on n’entend ni les Livres sacrés de Fo, ni aucune autre révéla-tion • car les Lettrés Chinois, qui suivent la doctrine de Confucius , leur grand Philosophe,ji’enreconnoissent point: mais par la Loi du Ciel on entend ici celle de la Nature, quiest proprement la Religion de la Chine, & dont l’Empereur & tous les Officiers tant Ci-vils que Militaires doivent être par la constitution de ce vaste Empire.

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