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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Lit. V. Chap. XII. 551

gna rien pour gagner le Ministre Taìping, sans le concours duquel on ne Sectionpou voie rien faire, mais les efforts de la Princesse furent inutiles, le Mi- II.mare ne s’expliquoit point. Le Prince Héréditaire pensa à faire accuser ElévationTaiping & d’autres Seigneurs; mais les Grands firent à l’Empereur de fi* ChÛ0 «pompeux éloges de ce Ministre, que le Prince vit bien qu’il perdrait fa pei-ne a vouloir le débusquer. Pour se venger de ces Grands le Prince en fitaccuser plusieurs, il y en eut d’empriibnnés, & d’autres condamnés àmore. Comme il y en avoit qui étoient des gens sages & en crédit, cetinjuste procédé attira de puislans ennemis au Prince, & mit la divisionparmi les Grands & les Généraux.

Un des principaux Ministres étoit Nieutihay , descendant de Porchu , qui Le Minìs.avoit gouverné la Tartarie Orientale & Occidentale. Son emploi de Mi- tr« jere-nistre, son air, sa prudence, sa haute naissance, H son expérience lui don- à.noient un grand relief; il étoit intime ami de Taiping, Ói c’étoit lui qui lesoutenoit contre les attaques du Prince Héréditaire & de 1 Impératrice.

Nieutway tomba malade , & au commencement de fan 1360 se voyant à 1360,l’extrémité, il fit f éloge de 'Taiping, & dit à ses amis que ce Ministre ne

} leurrait demeurer long-tems à la Cour. Nieutihay mourut fort regretté de'Empereur & des Grands qui s’intérestòient à l’honneur de leur Prince.

Taiping se voyant sans appui , & tous les jours exposé aux intrigues de sesennemis, se retira dans la famille. C’est ainsi que Touhan-temur perdit sesmeilleurs serviteurs, & toute l’autorité tomba entre les mains de deux scé-lérats , l’un étoit un Eunuque nommé Fupuwha , & l’autre un grand Sei-gneur de Quelye , app'ellé Chosekyen. Ces deux méchans hommes laifloienttout perdre, n’avertilsoient l’Empereur de rien, L ne pensoient qu’à s en-richir.

Lhenyeulymg Général de i’Empereur rebelle Tsucheuhcy., qui, comnje Dynamiteon l’a vu, avoit dépouillé son Maître de son autorité, le fit tuer au mois de de Han *Mai de cette année, prit le titre d’Empereur, & donna à fa nouvelle Dy-nastie le nom de Han.

Cependant il naiffoit tous les jours de nouveaux troubles ;parmi les Mon- Nouveauxgols. Chahantemûr Gouverneur du Honan avoit repris fur les rebelles une iroubk ^bonne partie du Chansi, & prétendoit que ces conquêtes étoient du res-sort de son Gouvernement : & Poìotemûr , Général, des troupes à Taytongfúdans le Chansi, les revendiquoit comme faisant partie du sien. Ces deuxGénéraux étoient eux seuls capables de rétablir les affaires de f Empire,mais leurs divisions éclatterent, & causerent entre leurs familles une haineirréconciliable. L’Empereur voulut régler les limites de leur jurjsdiction ;Polotemur se crut lezé, & pà les armes contre Chahan; TEmpereur-con-tenta ensuite Polo & mécontenta Chahan , qui à son tour arma contre- Polo,

& de part & d’autre il y eut des armées en campagne. Le Prince Héré-ditaire trouva enfin moyen de les accommoder, niais on verra par la fuiteque la réconciliation ne fut pas sincere. _

Au mois d’Août de 1361 Chahantemûr reprit Tfinanfà Capitale du Chan-tong, avec la plus grande partie de cette Province. Dans le même te m sChu enleva Kyeukyangfu & Nanchangfû, dans le Kiangsi, à Chmyeulynng.

L’Em*