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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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Histoiredes Mon-gols de-puis leurexpulfionde la Chi'ne &c.

1550 .

I

II cejfentde fairedes irrup-tions.

1582.

D vien*rent Vas-saux desMant-diéous.

566 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANnée suivante il se disposoit à se retirer dans ' le Kiangnan ou dans le Che-kiang: ses Ministres lui présenteront de nouveaux placets, ils lui repré-léntoient que les Tartares ou Mongols ne manqueroient pas de regarderce voyage comme' une fuite honteuse, qu’ils en deviendroient plus, fiers 8cplus ìnsolens, & que son absence leur ouvriroit la porte des Provinces Sep-tentrionales : mais il ne fut pas moins opiniâtre qu'il l’avoic été j’autre fois,& ne renonça à son projet qu’à cause d’une inondation subite qui arrivaalors, & qui lui parue de mauvais augure. Cbi-tfong ,ou Kia-tfing son suc-cesseur, répara la grande muraille qui sépare la Chine de la Tartarie; cequi n’empêcha pas qu’en Tannée 1550, la vingt-neuvieme de son régné,les Tartares ne Rapprochassent de Peking avec une armée de foixante-mil-le hommes ; mais elle fut taillée en pieces, & plus de deux-cens de leursOfficiers furent faits prisonniers. L’année suivante le Roi Tartare envoyaun Ambassadeur pour demander pardon à l’Ëmpereur, & pour le supplierde permettre à ses sujets l’entrée de ses Etats pour y vendre des chevaux.Cbi-tfong y consentit d’abord, mais ayant éprouvé dans la fuite que cettepermission étoit une semence continuelle de querelles entre- les Manda-rins & les Marchands, 8 c que souvent elle causoit des révoltes, il défenditabsolument ce commerce.

Vers fan 1560 Lieu-h an, Général de F armée Chinoise, passa la grande mu-raille; au bruit de son arrivée les Mongols prirent la fuite, 8 c allerent secacher dans leurs forêts ; desorte qu’il n’y en eut que vingt-huit de tuésdans cette expédition, & le Général Chinois n’amena pour tout butin quecent-foixante-dix chameaux. En 1574, la seconde année de Chin-tfongou Van-lìe , onzième Empereur de la Dynastie des Ming, les Mongols fi-rent une irruption dans le Leaotong, mais ils furent défaits à platte coutu-re ; 8 c en 1582. Lìching Général Chinois les défit encore,& leur tua dix-mille hommes. L’année suivante les rivières qui furent glacées leur faci-litèrent leurs excursions fur les terres de l’Empire, 8 c quoiqu’ìls vinssenten grand nombre les troupes Chinoises les taillèrent en pieces. Dans lafuite, dit-on, les Mongols, que les Chinois appellent Tartares Tan j u ouOccidentaux,demeurèrent tranquilles dans leurs terres, & cesserent d’in-quiéter l’Empire , tandisque les Mtmchêous , que les Histoires Chinoisesnomment Tartares Orientaux &. Niu-cbe, ou Nu-che commençoient à se fai-re redouter, & parvinrent enfin à subjuguer les Mongols & les Chinois (a).

Si les successeurs de Tong-lo avoient vigoureusement poursuivi ce qu’ilavoit commencé, ils auroient pu réduire entièrement les Mongols fous leurobéissance;mais ayant ou négligé cet objet,ou n’ayant agi que mollement,ces ennemis de la Chine reprirent courage, 8c se répandirent de côté &d’autre. Les Princes du sang de Jcnghìz Khan occupèrent chacun un Paysparticulier,& formerent des Hordes différentes, qui toutes devinrent au-tant de petites Souverainetés. Le Titre d’Empereur des Mongols demeuraau principal de ces Princes,qui s’appelloit Tchahar Khan ou Han , qui def-cendoit par la branche aînée de l’Empereur Kubìay ou Hu-pi-lay. Les au-tres

(«) Couplet , mon. finie, p. 81. Du Halde T. I. p, 449 & fui y.