DANS LA TARTARIE SEULE. Liv. V. Cìiai j . XÍ 1 L 5^7tres Ecats Mongols, y compris fans-douce les Kalkas, & les Eluths mê- Histoiremes, lui payerent tribut juíques vers le commencement du dix - feptieme àKlon-siécle, que le Fondateur de la Monarchie des Mantcbéous fut appellé par go í Sct,í? *les sujets mêmes de Tchahar , qui par ses débauches & fa cruauté avoit rendufa domination odieuse & insupportable. Le Prince Mongol, devenu vassal de la Chi-de l’Empereur des Mantcbéous, fut obligé de quitter Je nom de Han ou de I3e &c -
Khan pour prendre celui de Fang, que lui donna cet Empereur, bisayeul —*
de Kang-hi; à. ce dernier a soumis entièrement tous les Mongols qui ìbntaux environs de la grande muraille.
Le Prince Mongol, dont on vient de parler, que les Chinois appellent * à/-Tien-tsong , & qui commença à regner en 1627, à la mort de Tim-ming^j!^son pere, (a) profitant des dissensions intestines qui regnoient en ce tems-Jàentre les Princes de fa Nation, trouva moyen de les soumettre l’un aprèsPautre, fans en excepter le Chef de I2 famille, qui avoit Je nom d’Empe-reur; ses sujets le forcerent en 1630 de subir le joug comme les autres. A-près la conquête de la Chine on lui donna & à plusieurs autres des pluspuissans Princes Mongols le Titre de Roi ou de Fang. Pendant la minori-té de Kang-hi le Khan conçut le dessein, non feulement de secouer le jouirmais même de fe remettre en possession de l’Empire de la Chine s’ilétoitpossible. Dans cette vue, il gagna les autres Princes & les engagea à feliguer avec lui. Kang-hi, ayant eu connoissance du complot, en prévintl’exécution, & envoya d'abord duLeaotong un petit corps de troupes con-tr t'ichahar Khan. Le Prince Mongol fe voyant attaqué avant que d’a-voir eu le tems de fe mettre en défense, fut obligé de combattre i’arméeImpériale avec ce qu’il put rassembler en hâte de ses propres troupes ; ilfut entièrement défait, & en fuyant il tomba entre les mains de fes enne-mis avec son frere & fes enfans (/;).
Depuis ce tems-là les Mongols font demeurés fous la domination des Dcmeu -7 e i° US n^ U1 r£ '&P enI: aujourd hui à la Chine, quoique Ton aíïure que rentdépen-
Je Chef des Princes Mongols, descendus de Touhan-tcmur , le dernier lim ^ anupereur Mongol de la Chine, qui sont en grand nombre en Tartarie, conser-ve toujours beaucoup de supériorité fur les Princes des autres branches issuesde Jenghiz-Khan & de ses freres. Ces Princes sont aujourd’hui les Chefs desHordes Tartares appellées Mongols & Kalkas (c). A cette occasion il ne ferapas inutile de remarquer, que ces deux Peuples ne font que deux branches,d une feule &. meme Nation fous des noms différens; les Mongols sont ceuxqui ont toujours demeure en Tartarie ; & les Kalkas sont ceux qui ont étéchasses de la Chine, qui peut-etre pour sc distinguer ont pris le nom de la ri-vière Là, un de celles iur les bords defquelles ils se sont établis, de la mê-me façon qu’une troisième branche ou Nation de Mongols s’appelleà-préfentEluths ou Aiuths, connus en Europe ordinairement sous ìenomàe Kahnunues
La Nation des Kalkas, Khalkbas ou Halhas, car on écrit leur nom dé /-«Kalkas
toutes ces différentes maniérés, la plus nombreuse & ] a pj liS célébré des w - dé l !e u.
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f?) Halde, T. L p. 462. (c) Gaubil, p. ,77
C) Bouvet, Portrait Hisc. de Kang-hi p. 50-54.