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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS LA TARTARIE ET LA CHINE. Lrv.V. Ciup.XIII. 579

de rentrer dans le Désert. Mais ils connoissoient dans cette solitude cer- Histoire 'raines vallées fertiles, qui font cachées par de hautez montagnes de l’Ouest <*sM° n *à l’Est , & qui avoient été jufqu’alors inconnues aux Chinois, pajr lefi^uel-J®.®^’,.

les ils retournèrent tranquillement dans leur Pays. ^ ' expulsion

L’Empereur Kang-hi résolut d’eflayer s'il y aurok quelque- avantage à delaChutirer de cette découverte. II envoya du même coté une puissante armée ne à.avec un gros train d’artillerie , fous la conduite de son troisième fils (*), p enqu’il fit accompagner, dit-on, paf un Jésuite fort habile dans les Fortifi. B ukharfe.cations & dans la composition des Feux d’artifice. Ce Prince, ayant passéle Désert par la même route que les Kalmuques avoient suivie dans leur re-traite , pénétra jufqu’aux Provinces de Kbamil & de Turf an; mais il trou-va Konîaish qui s’avançoit pour lui disputer le passage à la tête d’unc bel-le & nombreuse Cavalerie. Comme il n’osa risquer de le combattre dansles vastes plaines dont- ces Provinces font composées ; il prit le parti debâtir à certaines distances des Forts, qu’il munit soigneusement de Canon& d’Infanterie. Ensuite, s’avangant à la faveur de ces Forts, il parvintinsensiblement à se rendre maître de ces deux Provinces, fans que danscet intervalle il eût été possible aux Kalmuques de le forcer à une bataille.

Kontaish , voyant qu’il lui étoit impossible de repousser les Chinois fans ofresqu'iiCanon & fans Infanterie, dont les Kalmuques n’avoient point encore l’usage, M à laenvoya en 1720 des Ambassadeurs à Pierre I. Empereur de Russie, qui sb LuLe.trouvoit alors à Pétersbourg , & lui offrit de lui payer tribut s’il vouloirenvoyer à son secours dix-mille hommes de troupes régulières avec duCanon ; il se flattoit avec ce petit secours de chasser les Chinois de sonPays. Mais la guerre avec la Suéde jointe aux vues que l’Empereur Pier-re commençoit à former du côté de la Perse, l’empêcherent d’accepterune proposition si avantageuse. Les Chinois se saisirent de toute la partiedes Etats de Kontaish , qui s’étendoit de l’Est du Désert jusqu’aux frontiè-res de la Chine; ils y établirent des Colonies de Mongols, mais ils netouchèrent point aux domaines du Dalai Lama (à). II faut cependant quele Kontaish ait recouvré ces Pays depuis ; car le P. Gaubìl nous apprendqu’en 1726 les Tartares de H ami ou Kbamil t de Turf an , à’Jkfu, de Kash-gar , à'Irghen ou Jarkicn , & d 'Anghien (f), étoient fous fa protection.

Le lieu de fa résidence s’appelloit Harkas ou Urga fur la riviere à’IH (/-),que quelques-uns nomment Kongbjs , dont nous avons parlé dans la des-cription de la Tartarie.

IIIS-

(a) Bentink , p. 546 & íiuv. (st) Souciet, Observ. Mathéin. &c. p. 176, 177, 1Z0.(*) 11 succéda à son pere en 1726 sous le nom de Tong-ching.

(f) lì'/Jnville place fur fa carte cette ville fur la riviere Sir ou Sihon à soixante millesenviron au Nord-Oueít de fa source; mais Gaubil dans Souciet, p. 179 » dit qu’elle est àquelques lieues au Sud de la source de.cette riviçre.

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