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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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594 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN

HISTOIRE

UNIVERSELLE»

DEPUIS

LE COMMENCEMENT DU MONDEJUSQU 7 A PRESENT.

LIVRE SEPTIEME

Histoire des Frimes de la Race de Jengiiiz Iíhan, qui ontrégné dans la Grande & dans la Petite Bukharie,

£«? dans une partie du K a r a z m.

CHAPITRE L

Description de la Grande Bukharie.

La Buk- T3UKHARIE, ou Bokharic, Bogarie , & Boharie, selon que l’on pronon-harie en -D ce différemment, est le nom qu’on donne aujourd’hui à ce vaste es-généraL p ace de Pays qui est entre le Karazm & le grand Kobi ou Désert sablon-" neux, qui borde la Chine; ce nom signifie Pays des Bukhares: nous ap-prenons d ’Abu’lghazi Khan que Bukhar veut dire en Langue Mogole unhomme savant, parceque tous ceux qui vouloient autrefois s’instruire dans leàLangues & les Sciences, alloient faire leurs études dans la Bukharie (a).11 paroît par-là que ce nom lui vient des Mongols,qui conquirent.ce Paysdu tems de Jenghiz Khan. Cette vaste Région est divisée en deux parties,fous les noms de Grande «St de Petite Bukharie. II est assez surprenant qu’^í-bu’Ighazi , qui parle souvent de la premiere , ne nomme nulle part la secon-de: ce qui vient peut-être de ce que le dernier de ces deux noms est moinsen usage parmi les Uzbeks que l’autre, ou de ce qu’il n’a commencé quedans le fiecle passé, depuis que les Eluths ou Kalmuques ont conquis lesPays qui le portent. Les deux noms font également en usage parmi lesRussiens, & c’est d’eux que nous les avons reçus.

Ses divers La Grande Bukharie est à peu près le même Pays que les Arabes appel-

Nom. ] ent Mawara'Inahr, terme de leur Langue, qui lignifie ce qui est au-delà de

la Riviere; ils entendent la riviere de Jihun ou B mu, YOxus des anciensGrecs, & le nom de Maixsara'lnahr n’eíî gueres qu’une traduction de Tran-

soxiane ,

(«) Abu'lghazi Khan, p. 2 5$»