6oo SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
Dcscrip - j end ou Kbojend sur le Sir , dont le paiìage y est auíìì fameux que celui dation da la l’Amu à Termed. Saghanian & Washjerd sont situées fur la riviere de Sag-Grande j mn i an qui se jette dans l’Amu. Kash ou Kesh n’est pas éloignée de liarshiBukhaile . ^ & ôe Samarkant au Sud. Timur Bek étoit Souverain de cette vil-
Sagha- le avant qu’il montât au point de grandeur auquei il parvint,nurf On peut ajouter à ces places Angbien , qui est la plus considérable desWasbjerd v si| es orientales de la Grande Bukharie ; elle est située vers les frontières6?Ka s h. à côté de Kashgar , assez près de la source du Sir, sur la rive septentrio-nale duquel elle est placée, à quarante degrés de Latitude, suivant la Car-te du Tibet dressée par les Jésuites fur les journaux des Voyageurs Chi-nois & Tartares.
III. La Province de BALKH.
Sa situa- La Province de Baìkh ou Baìch est au Sud de celle de Samarcande, &tion & fin à l’Est de la Bukharie proprement dite ; elle a environ trois-cens- soixanteLtundue. m j[[ es en longueur fur deux-cens-cinquante de largeur.
Bentink observe que quoiqu’elle soit lá plus petite des trois, elle est sifertile & si bien cultivée , que le Prince qui la possede en tire un bon re-venu ; elle abonde particulièrement en soie , dont les habitans font defort jolies étoffes. Les Uzbeks , sujets du Khan de Balkh , sont les plus ci-vilisés de tous ceux qui habitent la Grande Bukharie , avantage qu’ils doi-vent apparemment au commerce qu’ils ont avec les Persans ; ils font auíîimoins voleurs que les autres Tartares, & plus industrieux, d’ailleurs ilsleur ressemblent à tous égards.
Le Pays de Balkh est divisé en plusieurs Provinces, dont les principalesfont Khotlan ou Kathlan , Tokharcjlan , & Badagshan. Ses villes les plusconsidérables sont Balkh , Fariyab , Talkan , Badagshan , & Anderab.la Ville La ville de Balkh est située vers les frontières de la Perse , environ àic Balkh. cinquante milles au Sud de Termed , fur la riviere de Dehask , qui à qua-rante milles de-là vers le Nord-Ouest va se jetter dans l’Amu. Bentinknous apprend qu e. Balkh est à-présent la plus considérable de toutes les vil-les que les Tartares Mahométans possedent; elle est grande, belle & bienpeuplée ; la plupart de ses bâtimens sont de pierre ou de brique ; ses for-tifications consistent en des remparts de terre , revêtus en dehors d’unebonne muraille , laquelle est assez haute pour couvrir ceux qui défendentle rempart. Le Château du Khan est un grand bâtiment à l’Orientale, bâ-ti presque entierement de marbre, qu’on tire des montagnes voisines. C’estuniquement à la jalousie des Puissances voisines que le Prince de Balkh estredevable de la conservation de ses Etats j s il est attaqué d’un côté, il est:sûr d’être secouru de s autre.
Comme les Etrangers jouissent d’une parfaite liberté dans cette ville,elle est devenue le centre de tout le Commerce qui se fait entre la Gran-de Bukharie & les Indes. La belle riviere qui traverse ses fauxbourgs ycontribue beaucoup, fans compter que le Droit fur les Marchandises n’estque de deux pour cent » & que celles qui ne font que passer par le Paysn’en payent aucun.
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