óo3 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHANDescrip- 4. La Province de Khamil , Khamìl (*) ou Hami, ainsi que s appellent lestion de la Chinois,a environ cent-quacre-vingt milles de longueur fur quatre-vingt dePetite largeur. II n’y a qu’une petite ville du même nom; on y voit même peuBukharie. ^g v jn a ges fur la Carte des Jésuites, mais il y a beaucoup de maisons dis-"'province persées. Les habitans font grands, vigoureux, bien faits, & d’une pro-* Khamil. prêté extrême dans leurs maisons. Khamil ou Hami est à quatre-vingt-dixlieues de la porte de la grande muraille qui s’appelle Kyayuqmn ; quoiquele terrein n’y manque pas, il n’en est pas pins unie, parceque tout cet es-pace n'est qu u n terrein sec 6c sablonneux, & le plus stérile qu’il y aitdans toute la Tartarie.
Religion Quoique les anciens habitans fussent Payens, ceux d’aujourd’hui font& qualité Mahométans. Le Pays ne produit presque que des 'melons, mais d’unduPays. goftc exquis, & ils conservent leur bonté quand la saison est passée; onen sert à l’Empereur de la Chine tout l’hyver (<r). II est vrai que le P.Gerbillon dit qu’il croît dans ce Pays quantité de bons fruits, outre les me.Ions & les raisins ( b ) ; mais il n’avoit pas encore été dans ces quartíers-là,comme les autres Missionnaires.
Les Provinces de Turfan & de Khamil paroissien t être le Pays qu’occu-poient autrefois les Vigurs , Ogurs , ou Jgurs, dont la Capitale suivant lesAuteurs Orientaux étoit Eishbalig ; mais Gaubìl place leur Capitale à huitou neuf lieues à l’Orient de Turfan , & la nomme Hocheu à la Chinoise ; ildit qu’on la nommoit Petingtuhufu , au-lieu qu’il met Bisbbalig au Nord deTurfan, 6c le Pays d ' Almaìcg à l’Ouest de celui de Bishbaiig (c).. Les Igursétoient aussi maîtres des parties adjacentes de la Tartarie jusqu a la Ri.viere d’Irtish & au Mont Altay.
Le Désert Le Désert, qui est entre Khamil & la grande muraille de la Chine, éstvoisin. une partie du Cbamo ou Kobi. Comme on n’y trouve ni herbe ni eau lesvoyageurs perdent souvent leurs chevaux en le passant ; aussi les Tartaresseservent-iìs plus souvent de chameaux, parceque ces animaux peuventse passer cinq ou six jours de boire, & vivent de peu. Cependant cet es-pace de quatre-vingt-dix lieues n’est pas tout le Désert, il a diverses bran-ches, qui comme autant de mauvaises veines répandues çà & là,partagenttoutes ces terres en morceaux, les uns tout à fait secs & absolument inha-bitables , les autres assez fertiles & suffisons à f entretien de quelques Tar-.. tares (d).
Habitans de la PETITE BUKHARIE.
Figure & Quoique ce Pays soit sous la domination des Eluths, les habitans son t
Cara&cre généralement Bukhares. Suivant Y Etat présent de ce Pays, ils ont le teintdesliíibi - 5 aZ ané & les cheveux noirs, quoiqu’i! s’en trouve quelques-uns qui font
íam ‘ blonds, beaux & bien faits, lis ont de la politesse, & beaucoup d'inclina-
tion pour le Commerce, qu’ils font assez avantageusement à la Chine, aux
In-
Gù Du H aide, T. IV. p. 31. (c) GswM, Bist. de Gentch. p. 13,126,127.
(A) /.■/«/; ibíd. p. 64. Ò 0 DuHalde, f c. p. 31.
(*) Marc Polo & le Jésuite Goës écrivent Xbamul, Bcntink Khamil.