- • Le régné•de HulaguKhan.
Elle estprise parla trahi-son d'unEsclave ,sSduVistr.
m SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
envoya leVifir Alkami , qui parlant au nomdeson Maître dit,, Vous avéb„ demandé un des trois, & je vous envoyé le Visir, qui est ]e premier. "Le PrinceMogol répondit. „ Dans le tems quej ? écois à Hamadan, un des„ trois aurait suffi, mais à présent un seul ne me satisfait point”.
■ En attendant le siégé se poussoir vigoureusement de tous les côtés, &Hulakû fit tirer dans la ville des fléchés auxquelles on avoit attaché des billets,par lesquels il promettoit une entiers fureté aux Docteurs & à tous ceux■qui ne portoient pas les armes, pour leurs personnes, leurs familles & leursbiens. Le 26 les Mongols forcerent les murailles, & firent bonne garde dacôté de la riviere, pour que personne ne pût se sauver par eau. Hulaku or-donna à Dovtaydar & à Soliman Shah de venir le trouver, & laissa au Califela liberté de faire ce qui lui plairait. Ces deux Seigneurs suivis de quantitéde Grands se mirent en chemin pour se rendre auprès de lui j mais Doniaydats’en retourna fous prétexte d’empêcher que les soldats qui étoient postés dansles mes ne tuassent quelque Mogol ; & le lendemain matin, quand il sortit dela ville, il fut tué lui-méme. Ensuite les Habitans envoyerent des Députéspour implorer la protection de tìulaku ; & le Calife voyant qu’il n’y avoic.pas moyen de s’en dispenser, se rendit le 4 du mois de Safar au camp de cePrince, avec fa permission. Hulakû le logea dans la porte qu’on appelloklíalvad. Etant alors entré dans la ville pour voir le Palais du Calife, il com-manda qu’on lui amenât ce Pontife Musulman. Mostasem lui fit un présentde pierreries & de perles, qu il distribua a ses Officiers. Le soir, quand ilretourna à son camp , il ordonna au Calife de mettre à part ses femmes &celles de ses fils, dont le nombre alloit à sept-cens, qu’il fit paraître avectrois-cens Eunuques, qui les fer voient. Après que les Mongols eurent pilléla ville pendaotie.pt jours , ils cesserent le carnage, & ne firent plus de pri-sonniers. Le 14 du mois, Hulaku partit de .Bagdad, & ayant campé le soir,il ordonna qu on fît mourir le Calife, un de lès fils & six Eunuques (a).
Khondemîr & d’autres Historiens Orientaux racontent cet important évé-pement avec d’autres circonstances. Hulaku, irrité de la réponse que les Mi-nistres du Calife avoient faite à ses Lettres, commanda à ses Généraux demarcher des deux côtés du Tigre, pour assiéger Bagdad. Les Mongols dontle nombre grossissait tous les jours, ravagèrent le pays à un tel point, qu’ilfut bientôt absolument ruiné , en sorte qu’ils n’avoient pas même d’herbepour leurs chevaux. L’Armée 1 artare, qui ne confistoit qu’en Cavalerie,n’ayant plus de quoi subsister, Hulaku seseroit vu réduit à lever le siégé & àse retirer honteusement & avec perte, sans la trahison à'Atude Ebn Amram ,esclave d’un Gouverneur du voisinage. Le Nighiaristan rapporte, que sau-née précédente cet Ebn Amram avoit songé, que la Maison des Abbaffidesétoit prête à tomber,. & que lui-même commanderait à Bagdad , & dansles Etats du Calife. Se trouvant dans Bagdad du tems du siégé , il n’eutpasplutôt appris fêtât de l’arméedes ennemis, que par un billet attaché à unefìeche, qu’il tira dans leur camp, il fit savoir à tìulaku que s’il vouloir de-ihander au Calife de lui envoyer un nomm éEbn Amram il trouverait aisément
le
Va) /ibulsarag. ubi sup.p. 338. & siliv,