DANS L’IRAN'OU LA PERSE. Liv. VIll. Chap. II. 641
un Exprès , qui lui poría auísijdes Lettres fort obligeantes de fa part ; -de- /> régnaforte que les choses se passerenh ainíi ént're ces deux Princes ‘saris guer- á’Abaka.re (a). Cependant, comme le contraire est évident par Abuìfcirage , il pa- •——*roîc que l’Historien Persan' est ici fort en défaut; d ailleurs il ne fait aucunemention des expéditions d 'Abaka dans le Pays de Rum & en Syrie.
«.Jim 67g Sayfo'ddin Kelawn , surnommé- AI Alfi{*)~, slétant emparé de Tmnsmla Syrie & de l’Egypte , après la mort de Malé.k AI Saleh , fils de Bundok- des Mon-iar., San kar /ll Ashkar , dont nous avons parlé , qui s’étoit opposé à son £ a,S ' í '«élévation, s’enfuit à Rahaba fur l’Euphrate ; <& s’ëtant ligué avec Isa Ebn ”*'■Mohanna Prince Bedwìn (f), il envoya un Ambassadeur à Abaka pour l’in- 12 gô.virer à venir en Syrie, promettant de lui livrer & ce Pays & l’Egypte. Là-dessus on fit marcher en 680 une armée, fous le commandement de Kon- 680.gortay , frere à'Abaka , mais étant arrivée en Syrie pendant l’hyver, Al 12 ^ uAsb kar n’ofa la joindre, & s’enferma dans le château de Sahyun. Les Mon-gols ne laifiérent pas de pousser jusqu’à Alep, & après avoir ruiné toutesles places qu’ils trooiverent fur leur passage, ils s’en retournèrent dans-l’Iran. L’année suivante (f) ils entrerent encore en Syrie au nombre de 1232;cinquante-mille hommes fous la conduite de Munga Timur , frere cadet à’A-LctLct,que le Roi d'Arménie accompagna avec toutes ses forces. Les Ennemiscommandés par AI Alfi & AI Ashkar, qui étoient racommodés, les vinrentrencontrer entre Hamah & Emesse ; on en vint aux mains, & les Mongolseurent d’abord de l’avantage ; mais dans le moment qu’ils étoient fur lepoint de remporter la victoire , & qu’ils avoient déjà mis les Syriens endéroute, les Arabes de la Tribu de Bani Taglab , qui étoient en embuscade,chargèrent l’aile gauche des Mongols , qui fe croyant enveloppés par denombreuses troupes, tournèrent le dos, & entraînèrent après eux le corpsde bataille. Cependant f ai le droite, où le Roi d’Arménie combattoit aveccinq-mille Géorgiens , ne pensant point à des embuscades , mit en fuiteles Egyptiens auxquels il avoit à faire, & les ayant poursuivis jusqu’auxportes d’Emesse , il en fit un grand carnage , qui ne cessa que lorfqu’ottapprit la défaite du reste de l’armée. A son retour il rencontra des troupesennemies, qui pourfuivoient les fuyards; le combat recommença, & il ypérit beaucoup de monde des deux côtés; à la fin néanmoins les Géorgienss’en retournèrent chargés de butin.
Pendant que Munga Timur étoit en marche , & traversoit Y AI Jazireh Mon d\\.pour s’en retourner- , quelques-uns de ses domestiques qui avoient été baka.subornés, lui donnerent un jour du poilon, comme il venoit dé prendre !ebain. Le Prince se trouvant fort incommodé , se détourna pour aller àNasibin , où il mourut. Les gens du Pays effrayés de ce malheur , se sai-
(a) Khondemir , ap. D'Herbelot , p. 2.
firent
(*) II étoit le septième Sultan des Mamluks Turcs, ou le troisième depuis Bundokdar.(t) Les Beâivim ou Badwins , qu’on appelle communément Bédouins , font les- Arabesvagabonds.
( 4 ) Kbondemir dans cTHerbclot, metceci en 66 ), douze ans plutôt; ruais cela 11e se peut ,■çxvdaVíZBundokdar vécut jusqu’en 676.
Tome XAII. M m m m