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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DANS L’IRAN'OU LA PERSE. Liv. VIll. Chap. II. 641

un Exprès , qui lui poría auísijdes Lettres fort obligeantes de fa part ; -de- /> régnaforte que les choses se passerenh ainíi ént're ces deux Princes ‘saris guer- á’Abaka.re (a). Cependant, comme le contraire est évident par Abuìfcirage , il pa- •——*roîc que l’Historien Persan' est ici fort en défaut; d ailleurs il ne fait aucunemention des expéditions d 'Abaka dans le Pays de Rum & en Syrie.

«.Jim 67g Sayfo'ddin Kelawn , surnommé- AI Alfi{*)~, slétant emparé de Tmnsmla Syrie & de l’Egypte , après la mort de Malé.k AI Saleh , fils de Bundok- des Mon-iar., San kar /ll Ashkar , dont nous avons parlé , qui s’étoit opposé à son £ a,S ' í '«élévation, s’enfuit à Rahaba fur l’Euphrate ; <& s’ëtant ligué avec Isa Ebn ”*'■Mohanna Prince Bedwìn (f), il envoya un Ambassadeur à Abaka pour l’in- 12 gô.virer à venir en Syrie, promettant de lui livrer & ce Pays & l’Egypte. Là-dessus on fit marcher en 680 une armée, fous le commandement de Kon- 680.gortay , frere à'Abaka , mais étant arrivée en Syrie pendant l’hyver, Al 12 ^ uAsb kar n’ofa la joindre, & s’enferma dans le château de Sahyun. Les Mon-gols ne laifiérent pas de pousser jusqu’à Alep, & après avoir ruiné toutesles places qu’ils trooiverent fur leur passage, ils s’en retournèrent dans-l’Iran. L’année suivante (f) ils entrerent encore en Syrie au nombre de 1232;cinquante-mille hommes fous la conduite de Munga Timur , frere cadet à’A-LctLct,que le Roi d'Arménie accompagna avec toutes ses forces. Les Ennemiscommandés par AI Alfi & AI Ashkar, qui étoient racommodés, les vinrentrencontrer entre Hamah & Emesse ; on en vint aux mains, & les Mongolseurent d’abord de l’avantage ; mais dans le moment qu’ils étoient fur lepoint de remporter la victoire , & qu’ils avoient déjà mis les Syriens endéroute, les Arabes de la Tribu de Bani Taglab , qui étoient en embuscade,chargèrent l’aile gauche des Mongols , qui fe croyant enveloppés par denombreuses troupes, tournèrent le dos, & entraînèrent après eux le corpsde bataille. Cependant f ai le droite, où le Roi d’Arménie combattoit aveccinq-mille Géorgiens , ne pensant point à des embuscades , mit en fuiteles Egyptiens auxquels il avoit à faire, & les ayant poursuivis jusqu’auxportes d’Emesse , il en fit un grand carnage , qui ne cessa que lorfqu’ottapprit la défaite du reste de l’armée. A son retour il rencontra des troupesennemies, qui pourfuivoient les fuyards; le combat recommença, & il ypérit beaucoup de monde des deux côtés; à la fin néanmoins les Géorgienss’en retournèrent chargés de butin.

Pendant que Munga Timur étoit en marche , & traversoit Y AI Jazireh Mon d\\.pour s’en retourner- , quelques-uns de ses domestiques qui avoient été baka.subornés, lui donnerent un jour du poilon, comme il venoit dé prendre !ebain. Le Prince se trouvant fort incommodé , se détourna pour aller àNasibin , où il mourut. Les gens du Pays effrayés de ce malheur , se sai-

(a) Khondemir , ap. D'Herbelot , p. 2.

firent

(*) II étoit le septième Sultan des Mamluks Turcs, ou le troisième depuis Bundokdar.(t) Les Beâivim ou Badwins , qu’on appelle communément Bédouins , font les- Arabesvagabonds.

( 4 ) Kbondemir dans cTHerbclot, metceci en 66 ), douze ans plutôt; ruais cela 11e se peut ,■çxvdaVíZBundokdar vécut jusqu’en 676.

Tome XAII. M m m m