658 SUCCESSEURS DE JENGHIZ KHAN
SfiCTiowtune da Sheik Hajsan , & mécontens de la grande autorité de la Sultane,Vil. firent courir sourdement le bruit que cette Princesse entretenoit toujoursrÌhJ-- e \ an commerce secret avec son premier mari. Ces bruits vinrent inscníi-Khan* blement aux oreilles du Sultan , qui relégua Hajsan au château de Ka-— makh (*), & témoigna beaucoup de froideur à la nouvelle épouse. Maisla fausseté de ces bruits ayanc été découverte, & les auteurs d’une si noi--> re calomnie punis;, le Sultan rendit ses .bonnes grâces à la Sultane & auSheikh, & conféra même à celui-ci le Gouvernement d’une partie de TA-sie Mineure,, qui faisoit pour lors partie de ses Etats.
Invajten L’an 7Z5 Shah Uzbek fit une seconde irruption dans les Etats d 'Abusaisdu Khan & Tannée suivante (j ) le Sultan se mit en campagne pour combattre sonf*» Uz , ennemi ; mais à peine fut-il arrivé dans la Province de Shirwan , que latnorì'd’h.- chaleur A la malignité de l’air lui causerent une maladie dangereuse. Lesbusaïd. Médecins lui, ordonnèrent le bain ; mais pendant qu’il étoit dans les re-medes & qifil.prenoit le bain, il tomba en syncope & mpuruten fort peude tems. L’Àuteur de la Préface du Jaser Nameh dit que la Sultane Bag-dad Khaîun , ayan t reconnu du changement dans l’esprit de ce Prince à Pouégard, lui fit donner du poison, dont il mourut âgé de trente-deux ans,donc il en avoit régné dix-neuf. Son corps fut transporté à Sultanie avecune pompe.digne d'un si grand Monarque, & inhumé dans le tombeau deses ancêtres (f). Arbah Khan son successeur fit mourir la Sultane, accuséed’avoir trempé dans la mort d 'Abujáìi , & convaincue d’intelligence avecShah Uzbek qui lui disputoiç la Couronne (a).
CHAPITRE IV.
Dynasties qui sc sonnèrent après la mort d’Abusaïd Khan.
Confusion A la mort d’ fbufaid , T Empire des Mongols dans Tlra'n ou la Perse se vitdans /'I- A déchiré par les factions, & Ton ne vit que trouble & que confusion; carTan * après lui les Mongols ne reconnurent plus un seul Monarque de la racede Jenghiz Khan , mais se cantonnèrent dans chaque Province de l’Em-pire , qui fut ainsi mis au pillage par les fréquentes guerres que les Sei-gneurs de ces différentes Provinces se faisoient entre eux, chacun deuxaspirant à devenir Souverain & à réduire les autres fous son obéissance.Ces troubles continuèrent jusqu’au tems de Timur Bcg ì qui, après avoir
con-
(«) Khondemir p. 34.
(*) Kamakb ou Kemak est situé fur l’Euphrate à vingt & un milles d 'yírztnjan dans laNatolie.
(t) Cette année de l’Hégire 736, de J. C. 1335, fut remarquable par la naissance deTimur l'eg ou Tamerlan, comme par la mort d ' Abufaid.
(f) 11 fut inhumé auprès de son pere Khodahandeh sous le beau Dôme de la Mosquéede Sultanie , fur les murs duquel tout l’iUcoran est écrit en lettres d'or. De La Croix ,List. de Genghizc, p. 520,