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39 (1777) L' histoire de la Suisse ou les cantons qui composent aujourd'hui la Confédération Helvetique, et le commencement de l'histoire de l'empire d'Allemagne
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SUISSES. L iv. XXIV. C h. XV. 95

áans les fréquentes sorties quils faisoient, gágnòient de jour en jour da ter- Ssct. tv.rein; maniéré quen niiez peu de tcms, les affiégans se trouvèrent fort loin Hifloirp <ltdes murs quils sécoient flattés de renverser. Louis de Brandebourg, fatigué ìa Suissede la longueur du lìege, & de linutiìité de Tattaque , après avoir long tems 1338 ' I3Sigattendu quë les Zuricois fissent quelque proposition daccommodement, se- "termina enfin à raire les avances au nom de son cousin, & offrit ía médiation.

Louis, Margrâve de Brandebourg, fils de TEmpereur Louis, dont la- Le Dusmoire étoit si chere aux peuples, avoit lui-rnême captivé leur confiance & & Autricheleur attachement Les Zuricois laccepterént volontiers pour médiateur; par derin tTxses soins la paix fut conclue h Lucernele i tr Sept. 1352. à la feule condition ^raulns,que le Comte de Habsbourg, feroit remis en liberté, moyennant quoi le DucAlbert dAutriche remettroit de son côté les seize otages de Zurich, & re-connoîtroit lalliance de Glaris & de Zug avec les Suitses, avec cette clausecependant, qifil feroit conservé dans la jomílànce des rentes & des droits qu ? ilavoit dans ces deux Cantons,

Les Suisses contractèrent de bonne foi ; le Duc Albert ne fit que céder auxcirconstances, & il parut souscrire volontiers à tout ce que Louis avoit fait«n Ion nom ; mais il ne defiroit que ìa liberté du Comte de Habsbourg, &pour la lui procurer, il eut accepté les conditions les plus désavantageuses:auìTt neut-il pas plutôt appris que son cousin étoit libre, & quil étoit ren- Il manqué''tré dans ses Etats, quil prétendit ne devoir être lié par aucune des clauses a J esg&-de ce traité de paix. Sa premieré infidélité fut dobliger les seize otages, s mens *quil avoit promis démettre en liberté, de lui payer dix-sept cens florins,non pour leur rançon , mais pour les fraîx de leur nourriture. Avant que desortir de fa captivité, le Comte de Habsbourg promit, que ni lui, ni ses freres;ne fe ferviroient jamais de la forteresse de Rapperfchwéill, pour incommoderla ville de Zurich ou fes voisins ; il éluda cette promesse, en cédant ce fortau Duc Albert dAutriche, qui en fit rétablir les fortifications: en sorte quene pouvant douter de fes intentions, les Zuricois firent de leur côté , bâtirune redoute ils placerent cinquante soldats, qui, peu de jours après fu-rent maílàcrés. Ces violences nindiquanr point assez évidemment au gré 'du Sesinjifâ*.Duc dAutriche, les desseins quil avoir médités; il ordonna aux habitans de SSh ;Zug & de Glaris dabjurer dans la formule des fermons quil exigeoit deux,tout pacte & tours alliance par eux précédemment formée avec les Suiíses,

' Ces deux Cantons irrités de cet ordre inattendu, refusèrent de sy confor-mer, & les autres Cantons ligués, leur défendirent expressément de fairecette abjuration. - Cette défense ne leur paroiíîànt pas suffisante, ils envoyè-rent des députés pour veiller au maintien de lalliance. Mais les Autrichiens,qui par le nombre, étoient les plus forts à Glaris & à Zug, chaíserent©utragerent avec indignité ces députés. Ce dernier trait mit à bout îa pa-tience des cinq C antons, qui prirent les armes, & vinrent au secours de leursnouveaux alliés, les délivrèrent des soldats Autrichiens, & fe mirent en pos-session du pays. Ainsi iambition de dominer de la part de la maison dAu-ïriche , & le goût de lindépendance, chez les Suisses alliésremplìssoiensde désordre & de troubles cette partie de la Haute-Allemagne; tandis quaumidi de la même contrée, les Suisses jouissoient des douceurs du calme , &de tous les avantages de la paix. Cétoit s la sagesse, k la valeur & à ls