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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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.Eect.XIV.fíìst. dAl*lemagne,

1705-

jusquà nosjours.

J Mort duMarquis deSade.

Les Fran-çois forcentles lignes deStolhoffen.

Les Impé-riaux ah.tr-donnmtleurcamp deGuémund.

& Empe-reur offreeu Duc deJJannovsrle comman-dement deVernie.

4 HISTOIRE DE LE M P I R Ç

LAllemagne perdit cette année un de ses plus grands Généraux, cé-toit le Prince Louis Guillaume, Marquis de Bade, Gouverneur de Raab& Commandant Général des armées de lEmpire. Cette charge étant al-ternative, par un concordat fait entre les Catholiques & les Protestans,lEmpereur ordonna que le Marquis de Bareith & le Prince Eugene com-manderaient alternativement. Les Protestans ne réclamèrent point con-tre cette décision, parce que voyant le Prince Eugene assez occupé enItalie, ils étoient sûrs que le Margrave aurait seul le commandement del'armée du Rhin. Cependant le Maréchal de Villars entreprit de forcerles lignes de Stolhoffen, il ordonna plusieurs fausses attaques le long duRhin, afin de faire croire aux Impériaux quil vouloit souvrir un passageà lifle du Marquisat. Ce stratagème réussit, les François semparerentdes lignes de Stolhoffen, tandis que le Prince de Bareith, trop foibJepour leur résister, fe retirait à la faveur dun brouillard. La Marquisede Bade effrayée, fe sauva avec ses enfans, laissant dans son château deRastadt ses meubles les plus -précieux. Le Maréchal de Villars lui dé-pêcha un gentilhomme avec un trompette, pour la prier de revenir àRastadt, elle eut le plaisir de retrouver ses meubles, dans Tétâtelle les avoit laissés. ti

Après cette conquête, Tannée Françoise, ayant levé des contributionsdans le Wurtemberg, savança vers Heilbron, larméeImpériale sétoitretirée. Mais le Margrave de Bareith, forcé daugmenter les garnisons deLandaw, de Philipsbourg & de Fribourg, affoiblit tellement son armée,quil crut ne devoir pas attendre Tarrivée des François. Les Impériauxavoient pensé que Villars commencerait le siège de quelques-unes de cesplaces; mais le Général François avoit trôp dhabileté, pour soccuperà assiéger des villes, quand il pouvoit répandre la terreur dans le centre

de lAlíemagne, & faire périr la petite armée qui fuyoit devant lui. Ayantappris que le Prince de Bareith étoit campé près de Guémund, il envoyaordre au Marquis dHautefort de venir le joindre, pour attaquer farinéeimpériale. Quelque diligence que fit le Marquis, il ne put arriver quele 22 de Juin au soir: ainsi Tattaque fut remise au lendemain matin; maisà la faveur de la nuit le Margrave avoit décampé. Le Maréchal deVillars sen étant apperçu à la pointe du jour, fe mit à la tête de Ja ca-valerie, atteignit T arriéré-garde des Impériaux, & ies chargea si vive-ment , quil les poussa jusquà leur armée.

LEmpereur, imputant au Margrave de Bareith les suites de Tabandondes lignes de Stolhoffen, donna ordre au Général Heister, daller joindrelarmée Impériale; il fit en même tems offrir au Duc de Hannover, lecommandement général de cette armée, dans f espérance que cette nouvelledignité engagerait le Duc & tous les Princes de fa Maison, à envoyerleurs troupes à f armée, & pourrait lui faciliter les moyens darrêter lesprogrès de celle de France. Le Duc de Hannover, ou peu flatté de cet-te dignité, ou craignant de courir les risques qui y font attachés, répon-dit vaguement q Ue , si les eaux de Pyrmont quil alloit prendre, rétablis-foient fa santé, il examinerait la proposition quon lui faisoit. La courde Vienne, désespérant de pouvoir se rattacher, tenta un autre moyen,