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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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DA L L E M A G N E. Lrv r XXV. Sëct. XIV. 8J

Prussien Werner, que le Prince Henri avoit détaché contre eux, réussità leur faire lever ce siégé : ils marchèrent vers Gros - Glogau ; leur Géné-ral Totleben paílà lOder avec un gros corps dArtillerie & se joignit àLascy, Général Autrichien, détaché de leur armée pour aller faire unevisite à Berlin, quils surprirent, y îeverent une grosse contribution, &senfuirent dès que le Roi sapprochoie pour sauver sa capitale. Le Roide Prusse tira de Silésie & dautres endroits toutes les troupes qui nétoientpas absolument nécessaires pour observer la grande armée Russe & lesrassembla près de Witténberg en Saxe ; ce qui fit rétrograder farinée deTEmpire & abandonner Leipzig. Le Maréchal Daun, qui préferoit lesopérations utiles aux actions déclat, Tavantage certain de fatiguer, dé-puifer son ennemi, à la gloire incertaine de le vaincre , sétoit campéentre Zinna & Siplitz près de Torgau. Le Roi de Prusse résolut de for-cer ce îemporìseur à en venir à un combat quil évitoit, mais quil neredoutait pas ; il lattaqua dans fes retranchemens : faction dura plus desix heures j même ardeur dans lattaque, même fermeté dans la défense.Roi, Généraux, tout est Soldat ; Frédéric est blessé à la poitrine ; leMargrave Charles Test à la cuisse, & Daun a une jambe fracassée. Lecombat se prolonge dans la nuit; Frédéric ne combat plus*, mais ilcommande encore : les Prussiens fous le Général de Ziethen fe rendentmaîtres des hauteurs de Siplitz: le Comte O-Donell commande les Au-trichiens en l'absence d u Maréchal Daun, fait une retraite admirée defes ennemis même , passe lElbe , & va prendre ses quartiers fous lesmurs de Dresde : le champ de bataille resta aux Prussiens , mais il neleur couta pas moins cher, que la perte en coutoit aux Autrichiens,-quise maintinrent tout lhiver aux environs de Dresde , quoiquils y fu-rent souvent inquiétés par leurs ennemis.

Dès le mois de Février la campagne suivante est ouverte; le Fïincehéréditaire assiégé Caffel ; le Maréchal de Broglie le force à aban-donner cette entreprise ; mais ce Général & le Prince de Soubife, vain-cus à la journée de Filingshauscn, se retirent, le premier dans la Hesse,Pautre vers le Bas Rhin & nentreprennent plus rien. Les Autrichienstriomphoient dans la Silésie, & (ce qui est plus heureux encore) triom-phoient fans combattre. Frédéric ne put prévenir leur jonction avec lesRusses; ceux-ci semparerent de Treptow & de Colberg; Laudohn fejetta dans Schweidnitz avec la rapidité de la foudre , & prit cette villeavant quon eut le temps de songer à la défendre.

La position avantageuse des Russes & des Autrichiens, leur intelligen-ce, lhabileté de leurs Généraux, tout menaçoit Frédéric pendant Tan-née 1762 dune campagne désastreuse , lorsque TImpératrice Elisabethmourut. Pierre III son neveu, ami du Roi Philosophe & Soldat, montésur-le trône des Russes, ordonna à fes troupes de quitter le parti deTAutriche pour embrasser celui de Frédéric ; mais bientôt Pierre IIItombe du trône, & son épouse Catherine dAnhalt-Zerbst y monte ; ellerappelle ses troupes, pour affermir la révolution: Frédéric na plus dau-tre Allié que lui-même,, dautre ressource que son courage; par desmarches tortueuses il arrive fous les murs de Schweidnitz, dont il

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fíist. dAI-lemngne,

17Ó5.

jusquà nosjours.

Victoire ifssPtusìctu.

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Le s Russesthavgem i!ïparti £?/<rappelles,