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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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SUITE DU LI V R E XXV. Ch. I. Sect. IV. 141

pre* imprudence & des conseils de ses flatteurs, périt à la sanglante batail-le de Mohacs (1) & laissa ses Etats abandonnés aux fureurs des factions& à lambicion des Princes ses voisins.

SECTION IV.

Affaires de Bohême depuis le Régné de Ferdinand I en 1526, jusquà celui deFerdinand II en 1619.

L a mort de Louis laissoit deux trônes vacans; les Hongrois, à qui lejoug Autrichien étoit odieux, se hâtèrent de proclamer Jean de Za-pola, Comte de Scépuse & Prince de Transilvanie; les Bohémiens mon-trèrent moins dimpatience de se donner un maître. Ferdinand prétendoitchasser Jean de Zapola du trône de Hongrie, & monter sur celui de Bo-hême; il les regardoic tous les deux comme son patrimoine en vertu duntraité conclu à Vienne le 10 Juillet 1506, par lequel Ladiflas reconnoissoitle droit dhérédité des Princes Autrichiens, si fa Maison venoit à sétein-dre; pour justifier une pareille convention il falloit prouver, que la cou-ronne de Bohême nétoit pas élective. Ferdinand présentoir un autre titrequi fans que cela fût prouvé nétoit pas plus solide que le premier; il avoirépousé Anne, sœur de Louis, que le testament de son pere & son con-trat de mariage appelloient aux deux couronnes au défaut dhoirs mâ-les. Ferdinand sentit apparemment quil navoit quà alléguer le droit duplus fort & celui de convenance, car proclamé en Hongrie par une fac-tion opposée à celle de Jean de Zapola, il se présenta avec une armée enBohème, la terreur quinspiroit la puissance de Charles - Quint son fre-re, lavoit précédé, & il fut proclamé, moins par amour, qúe par crain-te ; mais on le força de reconnoître par un acte solemnel quil ne tenoitla couronne que du choix libre des Etats (2). Ceux de Silésie navoientpoint été appellés à la Diete; ils sen plaignirent; leurs murmures né-toient que trop légitimes ; il nétoit pas juste que la Bohême leur donnâtun maître, fans les consulter; cette querelle alloit séchauffer, & deve-nir peut être une révolte si Ferdinand ne se fût hâté de la calmer par unedéclaration solemnelle, dans laquelle il reconnoissoit, quil confirmoit ledroit quils avoient dy voter, & tous leurs privilèges. On ne soccupapoint des querelles de Religion, &, dans les premieres années de sonrégné, Ferdinand affeóta une tolérance, qui lui concilia les esprits desdifférentes sectes.

Tandis quil étoit occupé en Hongrie à lutter contre la puissance des(1) Voyez lHistoire dt Hongrie dam ce Volume pag. (zi>.

(2) Nos Ferdinandus , Dei gratid , Bdhemiœ Rex , Infant Hifpanìarnm , Arcbidux Anflriœ ,n otum facimus, ténor e preefentìum univerfts ; quem ad modum Barones, Nubiles , fj*ttiam Civitates ac tota Commúnitas Regni Bohemiœ, ex sud liberâ bond voluntste, juxtalil'Citatei Regni el-gerunc nos in Regem Bohemia , qua propttr recogmfcimus , quod hoc ipsumab oraUribits ipforwn obunde intelleximus U te ipjâ cagnovimus _ & comperimus, quod pr ce fat tstatus, e? commúnitas iliius Regni, non ex aliquo debito,fed ita, pr o ut supra diQum ejl ,tain Eleiïionem tligentes nos in Regem Bohemiœ , ex libéra & bona voluntate hocfecerunt. ..

Hist. de

Bohême,

1278-152S.

Sect. IV.

Hijì. deBohême,

1526 1619.

FerdinandI,1526.

Ferdinandejl élu Roide Bohême,

152 ?;