D E S LL É S I E. Lrv. XXVII. Sect. IV. (ia?)
fi les Etats - Généraux néanmoins eussent persévéré, conj «internent Hif. deavec la Grande-Bretagne, à employer leur médiation pour moyenner ' ? ’ 6 ^un accommodement entre les Cours de Vienne & de Berlin, il est vrai- ■
semblable qu’ils auroient pu également faire stipuler le payement decette dette, puisque les particuliers Anglois, en vertu de l’Article VIIdes Préliminaires de paix de Breslau, obtinrent le remboursement deleurs capitaux & les arrérages des intérêts.
Pendant le resté de Tannée 1742, ainlî que durant le cours de celle TmnquìUde 1743, les habitans de Silésie recueillirent, fous leur nouveau maître, ^ de hles fruits de cette heureuse paix. Cependant dès le commencementde Tannée 1744 diverses circonstances firent voir que la Cour de Prussenourrissait contre celle de Vienne une jalousie sécrété, excitée par lesgrands succès des armes Autrichiennes fur celles de France & de Ba-vière; elle n’osoit pas encore en donner des marques publiques par quel-qu’acte d’hostilité, la Reine de Hongrie remplissant religieusement tou-tes les conditions de la paix ; elle vouloit éviter d’ailleurs le reprochequ’on eût pû lui faire d'avoir contrevenu à un Traité solemnel. Maisdès que le «Prince Charles, commandant l’armée Autrichienne, eut faitdes dispositions pour passer le Rhin, le Roi de Prusse prit des liai-sons avec TEmpereur, dans lesquelles il eut Tadresse de faire entrerl’Electeur Palatin & le Landgrave de Hesse-Cassel. Ce Traité est connufous le nom d 'Union ou de Confédération de Francfort , parcequ’il fut Confédé-conclu & signé dans cette ville où résidoit alors Sa Majesté Impériale, ration deII contient six articles, qui tous scmbloient n’avoir pour objet que les Francfort,avantages de TEmpire & ceux de son chef; mais les personnes éclai- I?44 ‘rées virent bien que le Roi de Prusse s’y proposoit uniquement de met-tre la Maison d’Autriche hors d’état de reprendre la Silésie, & celafans paroître enfreindre les engageraens pris par le traité de Breslau.
Par le premier article du Traité de Confédération, les quatre Puis-sances contractantes s'engagent à maintenir les Constitutions fondamen-tales de TEmpire, suivant les dispositions du Traité de Westphalie, àrétablir la tranquillité en Allemagne & à défendre Tautorité attachéeà la dignité Impériale. Par le second, elles promettent d’employerleurs bons offices auprès de la Cour de Vienne, pour la disposer à re*connoître TEmpereur, à lui délivrer les Archives de TEmpire & à luirestituer ses Etats Electoraux. Par le troisième, elles conviennent defaire tout ce qui dépend d’elles pour que les différends survenus au sujetde la succession Autrichienne, soient accommodés à Tamiable par lesEtats de TEmpire ou terminés par une décision juridique. Par le qua-trième, elles se garantissent réciproquement leurs pays & Etats respec-tifs. Par le cinquième, les Confédérés s’obligent, en cas quel’un oul’autre d'entr’eux soit attaqué en haine de cette union, à le secourirde toutes leurs forces. Dans le sixième, il y est dit, que, comme cet-te union des Confédérés ne tend,qu’à Tavantage de T Empire, il demeurelibre aux Electeurs, Princes & Etats d’y accéder, à quoi seront parti-culièrement invités TEJecteur de Cologne, T Electeur de Saxe & leDuc de Bavière, Prince-Evêque de Lìege.