(i 34 ) HISTOIRE DU DUCHÉ
Sect. IV. qui s’éleva dis ans après entre les Anglois &ìes François au sujet des’Eijl. de limites de Tune des.Provinces Septentrionales de F Amérique, parut pro-P re à amener cette importante révolution. Le Roi d’Angleterre jugeait174017 Jt bien que la guerre seroit inévitable & craignant pour son Electoral, prieTraité de ]e sage parti de s’allier avec le Roi de Prusse. Le Traité fut signé àWestmun. Weílmunster le 16 Janvier 1756. • Les Cours de France & de Viennefíjnfe- conclurent entre elles un Traité d’amitié & d’aiiiance défensive, signéterres à Versailles le r ex. Mai de la même année. Ces deux Traités changèrentla Prusse. totalement le système politique. Les autres Puissances prirent paru, sui-jdiiiance vanC q Ue i eurs intérêts vrais ou imaginaires sembloient le demander.;Cours 1 de mais la République des Pravinces-Unies, que les démêlés des FrançoisFrance&& des Anglois ne regardoient en aucune maniéré, se déclara d’aborddevienne, pour la neutralité. Peu de tems après l'Europe, au moyen des deuxTraités dont nous venons de parler, fut divisée en deux grands partis;celui des Rois d’Angleterre & de Prusse d’un côté, & celui du Roide France & de l'Impératrice Reine, auquel se joignirent bientôt lesPrinces & Etats de l’Empire, la Russie , ia Suede & enfin FEspagne.,de l’autre. Le Roi de Prusse, à la vue d'une ligue si formidable, com-mença à craindre pour la Silésie: il crut néanmoins, avant de rompreouvertement, devoir faire demander à la Cour de Vienne quel étoitle but des armemens qui se faisoient dans la Bohême & dans la Moravie.On lui répondit que ces armemens, qui étoient peu de chose, ne ten-doient au préjudice de personne. Ce Prince désirant une réponse moinsvague & plus précise, demanda qu’on lui remît un écrit par lequelSa Majesté Impériale & Royale s’engageroit à ne point attaquer leste Roi Etats de la Maison de Brandebourg, ni pendant i’année 1756, ni pendantde Prusse l’année suivante. On se contenta à Vienne de faire observer simplementSaxe à 1 à FEnvoyé de Prusse, qu’une pareille proposition n’étoit point d’usagemain entre deux Puissances qui, n’ayant rien à démêler entre elles, jouissaient
armée, d’une paix profonde. Ce fut alors que le Roi de Prusse jugea nécessaire
d’éclater, pour ne pas laisser le tems aux ennemis de se mettre en bonneposture. 11 fit entrer en Saxe, sur la fin du mois d’Août de la mêmeannée, un corps dé troupes qui s’empara d’abord d’une partie de cetElectoral: un autre corps plus considérable se porta sur la frontièrede Bohême près de Lowofitz, & il attaqua l’armée Autrichienne quiy campoit sous les ordres du Général Comte de Brown. Après ce
combat qui se donna le I er . d’Octobre & qui ne décida de rien , les
Prussiens rentrèrent en Saxe, où un corps de douze mille hommes deSuite de troupes Electorales, campé près de Pirna, mais enfermé de toutescetteguer- p artS p ar l’ennemi , fut obligé de se rendre à discrétion.plante qui Nous ne donnerons point ici le détail des combats qui se livrerentdéjoie la pendant les campagnes suivantes (1). Nous observerons seulement queSilésie, cette guerre, la plus vive & la plus sanglante dont F Histoire fasse men-
(1) Voyez notre Hist. d’Allemagne dans ce Volume, P. 74. & iuiv. & celle deAohême, p. r §9 & 160,