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41 (1779) La continuation de l'histoire d'Allemagne, suivie de celle des principaux états qui on part à la souverainété de l'empire ...
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DE SILÉSIE. L iv. XXVII. Sec t. IV. (135)

lion , fit éprouver à la Silésie des maux de toute espece. Une grande /1 departie de ce Duché tomba plus dune fois au pouvoir dés ennemis, Russes Silésie,& Autrichiens; mais ce qui désola le plus cette belle Province, furent les

invasions quy firent continuellement les infurgéns de Hongrie & dau-1-'

tres troupes légeres. Un événement qui arriva au commencement defannée 1762 fraya le chemin à la paix générale de TEurope. Elisabeth, PierreImpératrice de Russie, mourut, & eut pour successeur Pierre Í 1 L. Ce 111 aiíPrince ne fut pas plutôt fur le trône, quil rappel!a les troupes auxiliai- tr ^ n l deres quElisabeth avoit envoyées au secours des Autrichiens; mais ayant 1762.été détrôné quelques mois après, Catherine II qui lui succéda, renvoya Ce Princedabord en Silésie le même corps de ses troupes & rompit laccommo- e ft dttrô-dément fait par son prédécesseur. Mais jugeant bientôt que pour saF-fermir fur le trône, il étoit nécessaire que son gouvernement fût paisi- iJsiLble, elle fit revenir ses troupes. La Suede, lasse dune guerre qui luimfe.étoit très préjudiciable, suivit, cet exemple, L les Rois de France &dAngleterre, qui désiraient également le retour de la paix, convinrentdes préliminaires ; ils furent signés le z Novembre. LEfpagne y accédapeu de tems après; la plupart des Cercles dAUemagne embrassèrent leparti de la neutralité : enfin lImpératrice-Reine & le Roi de Polognefirent aussi leur accommodement avec la Cour de Berlin. Cette double Paixréconciliation ^consomma Touvrage de la pacification générale, qui futsignée au Château dHubertsbourg en Saxe le 15 Février 1763, & eut hertspour base les Traités de Breslau & de Dresde. Ainsi la possession deia Silésie fut assurée pour la troisième fois à Sa Majesté Prussienne. 7 3

LEurope fut étonnée devoir que ce Monarque eut obtenu ou plutôt Conclu.dicté une paix si avantageuse, & conséquemment si glorieuse pour luH".

On sétoit persuadé quil ne pourroit pas résister à la longue à tant den-nemis réunis. Son Duché de Cleves & ses autres possessions du Bas-Rhin étoient entre les mains des François; une grande partie de sonRoyaume se trouvoit au pouvoir dp Russes ;laPoméranie étoit désoléepar ìinvafion des Suédois, & plusieurs villes de la Silésie étoient occu-pées par les Autrichiens : deux fois la capitale avoit été forcée de sesoumettre, dabord aux Autrichiens, ensuite aux Russes. Enfin, après]a perte de Colberg, il ne lui restoit plus que deux places tenables,

Stettin & Msgdebourg, & cet état critique faifoit regarder générale-ment la restitution de la Silésie comme certaine & inévitable. Cepen-dant ce Prince chercha & trouva des ressources. La principale étoiten lui-même ; fa constance, son activité, ses talens militaires lui firentsouvent surmonter les plus grands obstacles. Ne pouvant faire facepartout, il sçut néanmoins de tems en tems, par le gain dune bataille jporter des coups sensibles à ses ennemis. Comme seá revenus ordinairesétoient fort diminués par la perte de tant de Provinces > il osa y suppléerpar la fabrication dune monnoie dont la valeur intrinsèque étoit debeaucoup inférieure à la valeur numéraire. Dailleurs, l'Angleterre luidonnoit un subside annuel de sept cent mille livres sterlings, & il tiroitde la Saxe tous les ans , outre une grande quantité de fourrag.es & de