INTRODUCTION.
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qu’on s’en était formée. L’assemblée adopta debonnes lois partielles, mais ses travaux consti-tutionnels portant l’empreinte d’une démocratieoutrée , préparèrent les événemens désastreuxqui suivirent. Les prétentions de la noblesse oli-garchique, les abus de toute espèce qui s’étaientintroduits, pouvaient être des motifs de réforme,mais pour restaurer le royaume, il fallait bien segarder d’y introduire l’anarchie.
Si ce point de vue, fruit d’une cruelle expé-rience des hommes et des choses, n’est pas dugoût de chaque lecteur, nous aimons à nous per-suader qu’il aura l’assentiment de ceux qui ontprofondément réfléchi sur les institutions despeuples. Peut-être se sera-t-on trompé quelque-fois sur l’application de ces principes; s’il en étaitainsi, on trouverait ces erreurs pardonnables ensongeant combien il est rare, malgré une im-partialité absolue, de voir toujours juste sur desévénemens contemporains.
Une dernière réflexion achèvera cette profes-sion de foi, elle est relative aux armées françai-ses : si le tribunal impassible de la postérité adéjà voué à l’opprobre les barbares qui noyèrentle berceau de la république dans des flots de sang,s’il est même dillicile qu’il s’arme d’indulgencepour les excès de quelques hommes distinguésd’ailleurs par leurs talens; il approuvera d’au-tant mieux le tribut d’éloges que nous nous som-