INTRODUCTION.
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I
Factiono’Oj léans.Mirabeau.
vée en masse, ces promenades de bustes, cesattaques du Garde-meuble, des Invalides et de laBastille, sans opposition de la part des troupes?Etait-ce bien l'esprit public qui poussait dans lesrangs de la multitude, ces gardes-françaises na-guères si disciplinées sous le duc de Biron ; eût-ilopéré seul celte soudaine organisation de milicesarmées et cette assemblée d’électeurs, ou bientout ce désordre fut-il réellement l’ouvrage d’uncomité conspirateur comme plusieurs écrivainsl’ont alfirmé ?
Le voile qui couvre ces sombres mystères adéjà été à moitié déchiré par Bertrand de Molle-ville , et les détails qu’il donne sur les comités duPalais-Royal et du Mont-Rouge ne laissent guèred’incertitude sur la part que la faction orléaniste,prit à ces révoltes. Sans doute les intérêts duprince qui lui prêta son nom ne furent pas le vé-ritable mobile de ces habiles meneurs, et il estbien plus probable qu’ils se servirent de son oret se couvrirent de l’impunité de son rang, pourarriver à leurs fins : s’ils voulurent réellementplacer Philippe à la tête du gouvernement, c’étaitpour en tenir les rênes en son nom ; mais il fautconvenir que ces conspirateurs manièrent avecune grande habileté l’arme puissante de l’opinion,et qu’en dirigeant adroitement cette nouvellereine du monde, ils en firent le principal instru-ment de leurs succès.