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entrée dans la capitale présenta ua spectacleaussi imposant que nouveau; plus de 100 millehommes armés, formés en haie depuis Passyjus-j qu’à rHôtel-de-Ville attestaient l’ivresse générale| que l’espoir de la restauration inspirait. Disons-le à la louange des Français , les partisans d’uneliberté raisonnable formaient à cette époquel’immense majorité de la nation.
Le comte d’Artois, ses fils et les princes des Emigration
» , . 1 des Prm-
maisons de Londe et de Conti, connus pour être ces.les plus chauds partisans des ordres privilégiés etles chefs du parti aristocratique, quittèrent, nonsans courir de grands dangers, le territoire fran-çais pour chercher dans l’étranger une sûretésur laquelle ils n’osaient plus compter. Ils furentsuivis de M. de Breteuil que le Roi chargea depouvoirs et d’instructions secrètes pour les dif-férens cabinets.
Le 16, Bailly fut nommé maire de Paris , et Lafayette ,Lafayette commandant de la milice parisienne , |ardefna-j qui peu de jours après se trouva organisée et tonales.
[ habillée à l’instar des réghnens de ligne.
A la nouvelle des événemens du 14 juillet; lestroubles les plus violens se manifestèrent dansles provinces ; partout on accusait les nobles des’opposer à la régénération et à la félicité publi-que ; partout on rappelait les longs griefs qu’onavait contre eux. Plusieurs, à l’imitation des Prin-