INTRODUCTION.
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ces du sang, furent contraints à s’expatrier, lais-sant leurs habitations à la merci d’une populaceexaspérée.
Un accident grave, arrivé dans un château près,de Yesoul, devint peu de temps après le signal dela dévastation. Un grand nombre de châteaux rfurent livrés aux flammes, et la Franche-Comté ,surtout se distingua par ses violences envers lesgentilshommes.
Une disette alarmante venait ajouter à ce som-bre tableau.
L’armée ne tarda pas à suivre l’exemple desgardes-françaises ; celles-ci sourdement instiguéesavaient déjà prouvé au 14 juillet ce qu’il fal-lait en attendre. Un grand nombre des leurs de-manda à passer dans les gardes parisiennes oùplusieurs bas-officiers furent placés avec avan-tage (même comme capitaines), et où les soldatsformèrent plusieurs compagnies soldées. Quel-que surprise qu’on éprouve en voyant un corpsd’élite comme les gardes du Roi, changer ce rôlecontre celui de soldats de Lafay elle ; il faut avouerque cet événement aurait eu son bon côté endonnant à ce général 1 autorité nécessaire surles autres bataillons de gardes nationales, et lemettant en état de s’opposer aux désordres dela populace, si ces compagnies n’avaient pasété elles-mêmes à la disposition des agitateurs.L’exemple qu’elles venaient de donner fut bien-